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Jeudi 2 mars 2006

 

Les trois Compagnons qui restèrent en arrière lors de l’expédition de Tabuk




Voici un récit de gens qui étaient sincères avec Allah, et qu’Allah (swt) a crus, dont Il a accepté le repentir et dont Il a pardonné tous les péchés.

L’histoire des trois Compagnons qui restèrent en arrière lors de l’expédition de Tabuk.

Ka’b Ibn Mâlik ( ) a dit :
Je n’ai faussé compagnie au Messager d’Allah ( ) dans aucune de ses campagnes sauf dans celle de Tabûk.
Je n’ai pas participé à la bataille de Badr et, néanmoins, aucun de ceux qui s’en étaient absentés ne reçut pour cette raison de reproche.

Le Messager d’Allah () n’était alors sorti avec les musulmans qu’à la recherche de la caravane (commerciale) de Quraysh, jusqu’à ce qu’Allah les mît face à leur ennemi, sans préavis. Mais j’étais présent avec le Messager d’Allah () durant la nuit d’Al-Aqaba où nous avons scellé notre pacte sur l’Islam.
Et je ne voudrais pas échanger un tel honneur en contrepartie de ma participation à la bataille de Badr, bien que les gens la mentionnent plus souvent que le pacte d’Al-Aqaba en question.

En ce qui concerne l’histoire de ma défection de l’expédition de Tabûk, je n’ai jamais été aussi fort ni aussi riche que lorque j’y fis défaut. Par Allah, je n’avais jamais réussi à avoir deux montures à la fois avant cela ; par contre, cette-fois-là, j’avais réussi à les possèder.

Le Messager d’Allah () entreprit cette expédition dans la période de très fortes chaleurs. Il se préparait pour un long voyage dans un immense pays désertique et aride. Il devait rencontrer également un grand nombre d’ennemis.
Aussi, cette fois-ci, Il informa les musulmans de leur destination afin qu’ils prennent leurs dispositions. Les musulmans étaient nombreux avec le Messager d’Allah () sauf qu’il n’existait aucun registre qui les mentionnent.

Ka’b poursuit en disant :
Celui qui voulait s’absenter avait la certitude de passer inaperçu, à moins qu’Allah exalté ne fasse une révélation coranique à son sujet. Le Messager d’Allah () entreprit cette expédition lorque les fruits et l’ombre étaient bien tentantes.
Et en effet, j’avais envie de profiter de ces fruits et de cette ombre.
Le Messager d’Allah () s’était préparé ainsi que les musulmans avec lui. Quand à moi, je sortais chaque jour pour m’équiper mais je rentrais sans n’avoir rien fait, me disant à chaque fois que je pourrais le faire l’heure venue.

Cette situation dura à tel point que les musulmans s’étaient déjà sérieusement équipés et, le lendemain matin, le Messager d’Allah () prit la route et les musulmans avec lui, alors que je n’avais toujours rien préparé. Puis je continuais à sortir de chez moi et je rentrais également sans avoir rien fait ; cela dura jusqu’à ce qu’ils eurent pris une grande avance sur moi.
Et puis, je voulus partir les rattraper -si seulement je l’avais fait- mais tel ne fut pas mon destin. Après le départ du Messager d’Allah (), lorsque je sortais de chez moi, cela me mettait en peine de me voir semblable à une personne connue pour son hypocrisie, ou à une personne qu’Allah avait exempté pour cause de maladie ou de viellesse.

Le Messager d’Allah () ne se rappela de moi qu’à son arrivée à Tabûk. Il dit aux gens alors qu’Il était assis parmis eux :
"Qu’a donc fait Ka’b ibn Mâlik ?"

Un homme de la tribu des Banû Salamâ dit :
"Ô Messager d’Allah ! Ce qui l’a retenu, c’est la beauté de ses habits et sa vanité."

Alors Mu’âdh ibn Jabal (ra) lui dit :
"C’est mal ce que tu viens de dire là ! Ô Messager d’Allah ! Je jure par Allah, nous ne connaissons de lui que du bien."

Le Messager d’Allah () ne dit rien. Dans ces entrefaits, Il vit à l’horizon un homme portant des habits blancs s’avançant dans le mirage.
Le Messager d’Allah () dit :
"Sois Abû Khaythama !"

et ce fut effectivement Abû Khaythama Al-Ansârî, celui qui avait fait l’aumône de quelques poignées de dattes et dont les hypocrites s’étaient moqués.


Ka’b poursuivit son récit :
Lorque j’appris que le Messager d’Allah () était sur le chemin du retour de l’expédition de Tabûk, un grand chagrin me prit et je songeait à trouver quelque mensonge pour me tirer d’affaire, en disant à moi-même :
"Comment pourrai-je bien échapper à sa colère demain ?"
et je pris pour cela conseil auprès des gens avisés de ma famille.

Et lorsque l’on m’annonça l’arrivée imminente du Messager d’Allah ( ), toute idée de mensonge se dissipa de mon esprit à tel point que je savais que rien ne pourrait m’épargner son courroux.
Alors, je me décidai à lui dire la vérité.

Le lendemain matin, le Messager d’Allah () arriva, et il avait l’habitude quand Il rentrait d’un voyage de commencer par la mosquée pour y prier deux Rak’ât et puis de s’asseoir pour accueillir les gens.
Dès qu’Il eut fini sa prière, ceux qui n’avaient pas participé à l’expédition vinrent à lui pour lui présenter leurs excuses et jurer de leur bonne foi. Ils étaient un peu plus de quatre-vingt hommes.

Le Messager d’Allah () accepta d’eux leur état apparent et leur serment d’allégeance et implora pour eux le pardon d’Allah, tout en confiant à Allah le soin de les juger pour leurs sentiments cachés.
C’est alors que j’arrivai et lorsque je le saluai, Il me sourit avec le sourire d’un homme irrité, puis il me dit :
"viens ici !"

Je m’avançai donc jusqu’à m’assoir devant lui. Il me dit :
"Qu’est ce qui t’a retenu ? n’avais-tu pas acheté ta monture ?"

Je dis :
"Ô Messager d’Allah ! Par Allah, si je me trouvais en présence d’une autre personne que toi parmi tous les habitants de ce monde, j’échapperais certainement à sa colère par quelque excuse car effectivement, je suis un bon polémiste.
Mais par Allah, je sais bien que si je te raconte aujourd’hui un mensonge pour obtenir ta satisfaction, Allah attirerait certes, sur moi ta colère.
Par contre, si je te dis la vérité qui engendrera ton courroux contre moi, je pourrai espérer par là une fin heureuse de la part d’Allah (exalté soit’Il).
Par Allah, je n’ai aucune excuse et je n’ai jamais été aussi fort, ni aussi aisé qu’au moment où je suis resté en arrière sans participer à l’expédition."

Le Messager d’Allah () dit :
"Quand à celui-là, il a dit la vérité. Lève-toi, et attends qu’Allah décide à ton sujet ce qu’Il voudra"

Je sortis et des hommes de la tribu des Banû Salama me suivirent et me dirent :
"Par Allah, nous n’avons jamais appris que tu avais commis de péché avant celui-là. Or, tu aurais pu t’excuser auprès du Messager d’Allah () comme l’avaient fait ceux qui ont manqué à l’appel.
Il t’aurait amplement suffi que le Messager d’Allah () demande le pardon [d’Allah] pour ton péché."

Il dit :
Par Allah, Ils ne cessèrent de me faire des reproches jusqu’à ce que j’eus envie de retourner auprès du Messager d’Allah () pour revenir sur mes premières paroles.

Puis je leur demandai :
"Est-ce qu’il y a quelqu’un d’autre que moi qui se trouve dans mon cas ?"

Ils dirent :
"Oui, il y a deux hommes qui tinrent les mêmes propos que toi et ont eu la même réponse."

Je dis :
"Qui sont-ils ?"

Ils dirent :
"Marâra ibn Ar-RabîaAL-Âmirî et Hilâl ibn Umayya Al-Wâqifi."

Il dit :
Ils m’ont cité deux hommes vertueux qui avaient participé à la bataille de Badr et qui étaient dignes d’être pris en exemple. Et quand on me les cita, je m’en allai.

Il continua son récit :
Le Messager d’Allah () avait ordonné aux musulmans de ne plus adresser la parole à aucun des trois de ceux qui étaient restés en arrière.
Les gens nous évitaient et ils changèrent leur attitude envers nous à tel point que la terre elle-même ne m’était plus reconnaisable. Nous restâme dans cet état cinquante nuits.

Quand à mes deux compagnons, ils se résignèrent à leur sort, gardèrent leurs maisons et passaient leur temps à pleurer. En ce qui me concerne, j’étais le plus jeune et le plus énergique des trois.
Je sortais pour faire la prière avec les musulmans et je me promenais dans les marchés ; cependant, personne ne m’adressait la parole. Et j’allais souvent trouver le Messager d’Allah (), je le saluai quand il était assis après la prière.

je me demandais en moi-même :
"Est-ce qu’il avait bien remué les lèvres pour répondre au salut ou non ?
Puis je priais tout près de lui pour le dérober du regard. Quand je me concentrais dans ma prière, il me regardait et quand je me tournais vers lui, il se détournait de moi."

Quand l’éloignement des musulmans dura trop longtemps pour moi, je marchai jusqu’à ce que j’escaladai le mur du jardin d’Abû Qatâda.
Il était mon cousin et l’un de mes plus chers ami. Je le saluai. Par Allah, il n’avait même pas pris la peine de me rendre le salut.

Je lui dis :
"Ô Abû Qatada ! Je te conjure au nom d’Allah, ne sais-tu pas que j’aime Allah et Son Messager."

Il se tut. Je revins de nouveau en lui posant la même question et il se tut également. J’insistai encore une fois,

il me dit alors :
"Allah et Son Messager le savent mieux que moi".

Mes yeux fondirent en larmes et je m’en allai en escaladant à nouveau le mur. Pendant que je traversai le marché de Médine, un Nabatéen (paysan) de Syrie parmi ceux venus vendre des vivres, se mit à demander aux gens :
"Qui peut me montrer où se trouve Ka’b ibn Mâlik ?"

Aussitôt que les gens me désignèrent à lui, il s’avança vers moi et me remit une lettre du roi de Ghassân. Je savais lire et je lus cette lettre.

Elle contenait les propos suivant :
"Soit, nous avons eu connaissance que ton compagnon s’est détourné de toi, alors qu’Allah ne t’a jamais placé dans une position d’abandon ou d’humiliation. Rejoins-nous donc et nous te consolerons."

Je dis :
"Ceci est encore l’une de ces nombreuses épreuves que me touchent."

Et je jetai la lettre dans le four à pain. Ainsi quarante jours sur les cinquante étaient déja passés, et la révélation d’Allah tardait à venir.



C’est alors qu’un émissaire du Messager d’Allah () vint me dire :
"Le Messager d’Allah () t’ordonne de te séparer de ta femme."

"Dois-je la répudier, ou que dois-je faire ?" lui dis-je.

Il dit :
"Non, mais isole-toi d’elle et ne l’approche plus."

Il envoya le même message à mes deux compagnons.

Je dis à ma femme :
"Rejoins ta famille et reste chez eux jusqu’à ce qu’Allah prononce Son jugement dans cette affaire."

La femme de Hilâl ibn Umayya vint au Messager d’Allah () et lui dit :
"Ô Messager d’Allah ! Hilâl ibn Umayya est un vieillard fatigué ne possédant aucun domestique. Te déplairait-il que je continue à le servir ?"

Il dit :
"Non, mais qu’il ne t’approche pas."

Elle dit :
"Par Allah, il n’a envie de rien et par Allah, il n’a pas cessé de pleurer depuis le début de cette affaire jusqu’à ce jour."

Certains membre de ma famille me dirent :
"Pourquoi ne demandes-tu pas au Messager d’Allah () la permission de garder ta femme étant donné qu’il a autorisé la femme de hilâl ibn umayya de le servir ?"

Je dis :
"Je ne demanderai nullement la permission au Messager d’Allah () de la garder et comment me répondra t’il si je lui demande cette permission alors que je suis un homme jeune et fort ?"

je restai comme cela durant dix nuit, et ainsi s’achevèrent les cinquante nuits au cours desquelles il était il était interdit de nous parler.
Puis je fis la prière de l’aube de la cinquantième nuit sur le toit de l’une de nos demeures. Alors que je me sentais opressé tel qu’Allah l’a décrit dans son livre :
"...Si bien que toue vaste qu’elle fût, la terre leur paraissait exiguë..." (Le repentir, v118)

J’entendis la voix de quelqu’un qui criait du sommet du mont Sala’ d’une voix très forte :
"Ô Ka’b inb Mâlik ! réjouis-toi de la bonne nouvelle !"

je me jetai en prosternation sachant que l’heure de la délivrance était venue. Le Messager d’Allah () avait annoncé lors de la prière de l’aube qu’Allah (béni soit-Il), avait bel et bien agréé notre repentir.

Les hommes partirent pour nous annoncer la bonne nouvelle ; un groupe de gens alla l’annoncer à mes deux compagnons tandis qu’un cavalier se lançait à ma rencontre au galop.
Un autre homme de la tribu d’Aslam se dirigea à toute vitesse vers moi, gagna le mont et sa voix fut plus rapide que le cheval. Lorsque vint à moi celui dont j’avais entendu la voix annonciatrice de bonne nouvelle, je lui donnai les deux tuniques que je portai, en remerciement.

Par Allah, je ne possédais que celles-là ce jour-là. Je dus emprunter deux vêtements pour me couvrir. Dès lors, je partis voir le Messager d’Allah ().

Cependant, les gens m’accueillaient par groupes pour me féliciter du repentir et me disaient :
"Réjouis-toi qu’Allah a accepté ton repentir."

Finalement, j’entrai à la mosquée ; le Messager d’Allah y était assis au milieu des gens. Talba ibn ubaydillah () se leva et se précipita à ma rencontre.
Il me serra la main et me félicita. Par Allah, aucune autre personne parmi les Muhâjirîn ne se leva pour se porter à ma rencontre sauf lui. Je n’ai jamais oublié ce geste amical de Talha.

Ka’b dit :
Aussitôt que j’eus salué le Messager d’Allah (), son visage rayonnait de joie.

Il me dit :
"Réjouis-toi du plus beau jour que ta as passé depuis que ta mère t’a enfanté !"

Je dis :
"Ce pardon provient-il de toi, ô Messager d’Allah ou est -il de la par d’Allah ?"

Il dit :
"Plutôt de la part d’Allah."

Et nous savoins bien que lorsque le Messager d’Allah () était content son visage s’illuminait comme une face de la lune dans son éclat.

Et une fois assis devant lui, je lui dis :
"Ô Messager d’Allah ! Mon repentir m’incite à faire l’aumone de tout ce que je possède pour Allah et son Messager."

Le Messager d’Allah () dit :
"Garde une partie de tes biens, cela est préférable pour toi."

Je dis :
"Je garde donc ma part de butin de Khaybar."

je dis ensuite :
"Ô Messager d’Allah ! Allah exalté m’a sauvé par ma sincérité, et comme preuve de mon repentir, dorénavant, je ne dirai plus que la vérité jusqu’à la fin de mes jours."

Par Allah, je n’ai connu jusqu’à ce jour, aucun musulman auquel Allah ait accordé la grâce d’être plus sincère que moi depuis que j’ai dit cela au Messager d’Allah (), et je n’ai jamais eu l’intention de dire des mensonges, et j’espère qu’Allah me préservera pour les jours qui me restent à vivre.

Il dit :
Allah exalté fit alors descendre ces versets :
"Allah a agréé le repentir du Prophète, des Muhâjrîn et des Ansâr qui l’ont suivi dans les moments difficiles après que les coeurs d’un groupe d’entre eux étaient sur le point de dévier. Puis Il accueillit leur repentir car Il est Compatisant et Miséricordieux à leur égard. Et les trois qui avaient été laissés de côté, si bien que toute vaste qu’elle fût, la terre paraissait exiguë, ils se sentaient à l’étroit..."
jusqu’à ce qu’il arrivât à ces paroles :
"Ô vous qui avez cru ! Craignez pieusement Allah et soyez avec les véridiques." (Le repentir, v 117-119)

Ka’b dit :
"Par Allah, je nai jamais reçu d’Allah une plus grande grâce qu’il m’ait guidé vers l’Islam, que celle d’avoir été sincère avec le Messager d’Allah () et de ne pas lui avoir dit de mensonges aui auraient causé ma perte comme cela s’est produit avec ceux qui avaient menti."

Allah exalté a révélé à propos de ceux qui avaient menti, la chose la plus dure qu’Il ait dite à propos de que quelqu’un :
"Ils vous ferons des serments par Allah, quand vous rentrerez vers eux afin que vous les excusiez. Détournez-vous d’eux car ils sont une impureté et leur refuge est l’Enfer, en rétribution de ce qu’ils acquéraient. Ils vous font des serments pour que vous les agréiez ; même si vous les agréez, Allah n’agrée pas les gens pervers." (Le repentir, v95-96)

Ka’b dit :
"Nous étions nous les trois mis à l’écart de ceux qui avaient juré de leur sincérité au Messager d’Allah (), lequel accepta leurs excuses et leur serment d’allégeance et pria pour leur pardon.
Quand à nous, il avait laissé notre cas en suspens jusqu’à ce qu’Allah décidât de notre sort."

Allah exalté avait alors dit :
"Et [Il accueillit le repentir]des trois qui avaient été laissés de côté..." (Le repentir, v118)

Le verset ne signifie pas que nous étions resté en arrière lors de l’expédition de Tabûk, mais que nous avions été laissés de côté par rapport à ceux qui avaient faussement juré de leur sincérité. (Bukhari,Muslim)_________________

Par Faysal Abou Soumaya Sirine Talha - Publié dans : minhajsahih
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Jeudi 2 mars 2006
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Développement du traité par son éminence l’honorable savant
‘Abdel ‘Aziz bnou ‘Abdillah Ar-Râjihî (hafizhahoullah)





Sache que les annulations de l’islam sont au nombre de dix et Cheikh ar Rajihi explique : "« Sache » est l’ordre de savoir, et la science c’est : la compréhension certaine. C’est à dire « ai certitude » sache avec certitude que l’islam s’annule par l’un de ces dix blasphèmes. Et la science n’est pas le soupçon, car la science est la certitude alors que le soupçon, c’est l’opposé de cela. La science c’est donc la compréhension certaine, cela signifie : Sache et soit déterminé, sans l’ombre d’un soupçon, que l’homme qui commet un blasphème parmi ces blasphèmes sort de l’islam".




1] La première :

Le polythéisme dans l’adoration d’Allah ‘azza wa jalla.

Allah ta‘âlâ a dit :

(Certes Allah ne pardonne pas qu'on Lui associe. A part cela, Il pardonne à qui Il veut.) (Sourate 4 verset 48_)

et Allah dit

(Quiconque associe à Allah (d'autres divinités) Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Les injustes n’ont pas de secoureurs) (sourate 5 verset 72)

Et cela comprend le fait d’égorger un animal en sacrifice pour un autre qu’Allah, comme par exemple celui qui sacrifierait pour un jinn ou un tombeau.»

Explication :


Ceci est la première des annulations de l’islam , associer un rival à Allah dans Son adoration, et l’auteur, qu’Allah lui fasse miséricorde, a cité deux arguments : un argument sur le statut du polythéiste ici bas, et un argument sur le statut du polythéiste dans l’au-delà :

Le premier argument : Le statut du polythéiste ici bas :

Allah ta‘âlâ a dit sur le statut du polythéiste : ( Certes Allah ne pardonne pas qu'on Lui associe. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. ) (Sourate 4, verset 48_). Donc, le polythéisme n’est pas pardonné, et le sens voulu ici de polythéisme, c’est le polythéisme majeur, car Allah n’a uniquement pas pardonné le polythéisme, et pour ce qui est autre que lui, c’est selon la volonté divine.

Le deuxième argument : Le statut du polythéiste dans l’au-delà :

Son statu est que le paradis lui est interdit, et il est condamner éternellement en enfer, qu’Allah nous protège, Allah a dit (Quiconque associe à Allah (d'autres divinités) Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Les injustes n’ont pas de sauveurs ) (sourate 5 verset 72)

Lorsque son statut ici bas est le non-pardon, et dans l’au-delà l’éternité en enfer, et l’interdiction du paradis -et nous implorons Allah de nous accorder la paix et la sécurité- il découle de cela plusieurs jugements sur lui dans ce bas monde, parmi eux :

- Premièrement : Sa femme doit divorcer de lui s’ils sont mariés, il est impératif de les séparer s’il ne se repentit pas, car elle est musulmane et lui mécréant, et la musulmane ne reste pas sous l’autorité d’un mécréant : Allah a dit ( Elles ne sont pas licites (en tant qu'épouses) pour eux, et eux non plus ne sont pas licites (en tant qu'époux) pour elles. ) (Sourate 60, verset 10) c’est à dire les mécréants, et Allah ta‘âlâ a dit ( Et ne donnez pas d'épouses aux polythéistes tant qu'ils n'auront pas la foi ) (sourate 2 verset 221).

- Parmi les jugements également , lorsqu’il meurt, on ne prie pas sur lui, et on ne le lave pas.

-Parmi les jugements également, on ne l’enterre pas dans les cimetières des musulmans.

- Parmi les jugements également, il ne peu pas entrer à la Mecque, car il n’est pas permit au polythéiste d’entrer à la Meque, Allah a dit ( Ô croyants, les polythéistes ne sont qu'impureté: qu'ils ne s'approchent plus de la Mosquée sacrée ) (sourate 9 verset 28_)

Et également : Il n’hérite pas et on n’hérite pas de lui. Si sa femme est musulmane, et ses enfants musulmans, ils n’héritent pas de lui. Et ses biens vont au trésor publique des musulmans, sauf s’il a un enfant mécréant, alors il hérite de son père, d’après la parole du messager d’Allah –salla llahou ‘alayhi wa sallam- " Le musulman n’hérite pas du mécréant, et le mécréant n’hérite pas du musulman " (rapporté par Al Boukhari, Mouslim, Tirmidhi, Abou Dâwoud, Ibnou Mâjah, Ahmad, Mâlik et Dârimî)

Et également , lorsqu’il meurt, il est parmi les condamnés à l’enfer pour l’éternité, qu’Allah nous protège, donc il s’en suit qu’il s’applique sur lui ces jugements, lorsqu’il commet une des annulations de l’islam et qu’il continue à le faire.

L’auteur a dit « Le polythéisme dans l’adoration d’Allah ta‘âlâ »

Qu’est ce que l’adoration ? Afin que nous connaissions le polythéisme dans l’adoration.

L’adoration, c’est tout ce qui est venu dans la loi islamique comme ordres et interdiction, c’est à dire tout ce que Le législateur a ordonné ou interdit, que ce soit une obligation une recommandation ou interdiction ou quelque chose de détestable.

Quant c’est une chose obligatoire, il est obligatoire de le faire, et lorsque c’est une recommandation alors il est préférable de le faire.

Et lorsque c’est une chose interdite alors il est obligatoire de le délaissé, et si c’est une chose détestable alors il est détestable de le faire.

Ou alors nous pouvons dire : L’adoration est un mot qui englobe tout ce qu’Allah aime et agréé comme paroles ou actes apparents ou cachés, donc, tout ce qui est venu dans la législation islamique comme ordres et interdictions, par exemple : la prière est une adoration, la zakat est une adoration, le jeûne est une adoration, le pèlerinage est une adoration, le vœu est une adoration, égorger en sacrifice est une adoration, l’invocation est une adoration, placer sa confiance est une adoration, le désire de la satisfaction est une adoration, l’appréhension est une adoration, le combat dans le sentier d’Allah est une adoration, ordonner le bien et une adoration, interdire le mal est une adoration, le bon comportement envers les voisins est une adoration, et conserver les liens de parenté est une adoration.

Et également les interdictions, le fait que le musulman les délaisse par adoration pour Allah, il délaisse le polythéisme, l’oppression envers les gens, leurs biens, leurs propriétés, le fait de rejeter la vérité, il adore Allah en ne faisant pas ces mauvaises choses, il adore Allah en ne forniquant pas, en ne buvant pas d’alcool, en ne désobéissant pas au parents, le fait de prendre les intérêts, de calomnier, de discriminer, le fait de délaisser tout cela est une adoration.

L’adoration c’est donc les ordres et les interdictions, les ordres tu les fais, et les interdictions tu les délaisses, par adoration pour Allah, et les ordres, comme nous l’avons dit, sont de deux types :

Les Obligations, et les recommandations. Les ordres obligatoires comme la prière, c’est obligatoire, et recommandations comme le siwâk, c’est recommandé. Et l’interdiction des choses prohibées, comme l’interdiction de la fornication, et l’interdiction des choses détestables comme le fait de parler après la prière d’al ‘ichâ.

Et que cela soit des actes apparents, comme la prière et le jeûne ou caché, comme l’intention, la pureté du culte pour Allah uniquement, la franchise, l’amour, il lui est impératif de les faire. Et les interdictions qu’elles soient apparentes, comme la fornication ou cachées comme l’orgueil, la fierté, la rancune, la jalousie, il doit abandonner tout cela.

Donc, l’adoration englobe les ordres et les interdictions, englobe les paroles et les actes, apparents ou cachés, qui sont venu dans la loi islamique. Lorsqu’on dévie un de ces types d’adoration à un autre qu’Allah on tombe dans le polythéisme.

L’auteur -qu’Allah lui fasse miséricorde- a donné pour exemple de ce blasphème : « le fait d’égorger un animal en sacrifice pour un autre qu’Allah » car égorger en sacrifice est une adoration, Allah a dit ( Dis: "En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. ) (sourate 6 verset 162, 163) et Allah a dit ( Pour ton Seigneur, prie donc, et sacrifie ) (sourate 108 verset 2) Lorsqu’il sacrifie pour un autre qu’Allah, il a donc dévié l’adoration à un autre qu’Allah, et est donc polythéiste lorsqu’il sacrifie. L’auteur a donné pour exemple également le faite de sacrifier pour un démon, lorsqu’il sacrifie pour un démon il associe ou bien lorsqu’il sacrifie pour l’habitant d’une tombe ou pour la lune ou une étoile ou pour un saint, il associe à Allah.

Ou par exemple l’invocation, lorsqu’il invoque autre qu’Allah, lorsqu’il demande l’aide d’autre qu’Allah dans une chose que personne n’a de pouvoir en dehors d’Allah, comme demander la guérison à un autre qu’Allah, ou demander secours, la dissipation des angoisses à un autre qu’Allah, celui qui fait cela a associé.

Et également demander l’aide à un autre qu’Allah dans une chose où personne n’a de pouvoir en dehors d’Allah, ou de chercher la protection auprès d’un autre qu’Allah dans une chose où personne ne peu protéger en dehors d’Allah, ou l’appel de détresse à un autre qu’Allah dans ce en quoi personne ne peut rien en dehors d’Allah, ceci est du polythéisme.

Et aussi, il fait partie des adorations le fait d’obéir à la créature dans le fait de rendre les choses permises ou prohibées comme s’il suit un gouverneur, ou un ministre (vizir) ou un savant, ou un homme normal, ou son père, ou son épouse, ou un chef en lui obéissant dans le fait de rendre licite ce qu’Allah a rendu illicite, ou de rendre illicite ce qu’Allah a rendu licite, ceci est du polythéisme, car c’est la déviation de l’adoration à un autre qu’Allah, car Allah Est celui qui permet et interdit, Allah a dit ( Ou bien auraient-ils des associés (à Allah) qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu'Allah n'a jamais permises? ) (sourate 42 verset 21)

Ou aussi l’inclinaison, lorsqu’il s’incline pour un autre qu’Allah, ou se prosterne pour un autre qu’Allah, il a dévié l’adoration à un autre qu’Allah, ou bien tourner autour d’autre que la Ka‘ba en cherchant à se rapprocher d’un autre qu’Allah, ou de faire un vœu pour un autre qu’Allah, ou de raser sa tête pour un autre qu’Allah comme le font les soufis, ils rasent leur tête pour leur cheikh par adoration pour lui, ou ils s’inclinent et se prosternent pour lui, ou bien de se repentir auprès d’un autre qu’Allah, comme les soufis qui se repentissent auprès de leur cheikh, et les chiites qui se repentissent auprès leur chefs, ou les chrétiens qui se repentissent auprès de leurs prêtres.

Car le repentir est une adoration, Allah ta‘âlâ a dit ( et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Allah? ) (sourate 3 verset 135) et dans le mousnad de l’imam Ahmad ibn Hanbal : « un homme dit « Ô Allah, je me repentis auprès de toi et pas auprès de Mouhammad » et le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam dit « il a reconnu le droit à celui qui en est digne » Allah est celui qui est digne qu’on le craigne, et détient le pardon, et Allah ta‘âlâ est digne qu’on se repentisse auprès de lui, lorsqu’on se repentit auprès d’un autre qu’Allah on tombe dans le polythéisme, car c’est la déviation de l’adoration vers un autre qu’Allah.

L’auteur –qu’Allah lui fasse miséricorde- a donc dit « La première annulation est le polythéisme dans l’adoration d’Allah », et nous avons défini l’adoration comme étant un nom qui englobe tout ce qu’Allah aime et agréé comme paroles et actes apparents ou cachés.

Lorsqu’un seul de ces types dont il est confirmé dans la législation islamique que c’est une chose ordonnée, ou qu’il est confirmé dans la législation que c’est une chose interdite, est vouée à un autre qu’Allah, on tombe dans le polythéisme, que ce soit une chose dont l’obligation est confirmée, ou bien la recommandation, ou une interdiction ou une chose détestable, lorsqu’on obéit aux ordres pour un autre qu’Allah, ou qu’on délaisse un péché pour un autre qu’Allah, on tombe alors dans le polythéisme.

L’auteur a donné pour exemple l’égorgement par sacrifice, et également l’invocation, se protéger, l’appel de détresse, le vœu, l’inclinaison, la prosternation, tourner autour de quelque chose par adoration, placer sa confiance, la peur, l’espoir, raser sa tête par dévotion, et autre que cela parmi les types d’adoration.

Lorsqu’on dévie un seul de ces types d’adoration à un autre qu’Allah, on tombe dans le polythéisme, et en découlent le statut et les jugements que nous avons cités précédemment

Le polythéisme dans l’adoration d’Allah ‘azza wa jalla. Allah ta‘âlâ a dit : (Certes Allah ne pardonne pas qu'on Lui associe. A part cela, Il pardonne à qui Il veut.) (Sourate 4 verset 48_) et Allah dit (Quiconque associe à Allah (d'autres divinités) Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Les injustes n’ont pas de secoureurs) (sourate 5 verset 72)Et cela comprend le fait d’égorger un animal en sacrifice pour un autre qu’Allah, comme par exemple celui qui sacrifierait pour un jinn ou un tombeau.» Ceci est la première des annulations de l’islam , associer un rival à Allah dans Son adoration, et l’auteur, qu’Allah lui fasse miséricorde, a cité deux arguments : un argument sur le statut du polythéiste ici bas, et un argument sur le statut du polythéiste dans l’au-delà :Le premier argument : Le statut du polythéiste ici bas : Allah ta‘âlâ a dit sur le statut du polythéiste : ( Certes Allah ne pardonne pas qu'on Lui associe. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. ) (Sourate 4, verset 48_). Donc, le polythéisme n’est pas pardonné, et le sens voulu ici de polythéisme, c’est le polythéisme majeur, car Allah n’a uniquement pas pardonné le polythéisme, et pour ce qui est autre que lui, c’est selon la volonté divine.Le deuxième argument : Le statut du polythéiste dans l’au-delà : Son statu est que le paradis lui est interdit, et il est condamner éternellement en enfer, qu’Allah nous protège, Allah a dit (Quiconque associe à Allah (d'autres divinités) Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Les injustes n’ont pas de sauveurs ) (sourate 5 verset 72)Lorsque son statut ici bas est le non-pardon, et dans l’au-delà l’éternité en enfer, et l’interdiction du paradis -et nous implorons Allah de nous accorder la paix et la sécurité- il découle de cela plusieurs jugements sur lui dans ce bas monde, parmi eux : - Premièrement : Sa femme doit divorcer de lui s’ils sont mariés, il est impératif de les séparer s’il ne se repentit pas, car elle est musulmane et lui mécréant, et la musulmane ne reste pas sous l’autorité d’un mécréant : Allah a dit ( Elles ne sont pas licites (en tant qu'épouses) pour eux, et eux non plus ne sont pas licites (en tant qu'époux) pour elles. ) (Sourate 60, verset 10) c’est à dire les mécréants, et Allah ta‘âlâ a dit ( Et ne donnez pas d'épouses aux polythéistes tant qu'ils n'auront pas la foi ) (sourate 2 verset 221).- Parmi les jugements également , lorsqu’il meurt, on ne prie pas sur lui, et on ne le lave pas.-Parmi les jugements également, on ne l’enterre pas dans les cimetières des musulmans.- Parmi les jugements également, il ne peu pas entrer à la Mecque, car il n’est pas permit au polythéiste d’entrer à la Meque, Allah a dit ( Ô croyants, les polythéistes ne sont qu'impureté: qu'ils ne s'approchent plus de la Mosquée sacrée ) (sourate 9 verset 28_)Et également : Il n’hérite pas et on n’hérite pas de lui. Si sa femme est musulmane, et ses enfants musulmans, ils n’héritent pas de lui. Et ses biens vont au trésor publique des musulmans, sauf s’il a un enfant mécréant, alors il hérite de son père, d’après la parole du messager d’Allah –salla llahou ‘alayhi wa sallam- " Le musulman n’hérite pas du mécréant, et le mécréant n’hérite pas du musulman " (rapporté par Al Boukhari, Mouslim, Tirmidhi, Abou Dâwoud, Ibnou Mâjah, Ahmad, Mâlik et Dârimî)Et également , lorsqu’il meurt, il est parmi les condamnés à l’enfer pour l’éternité, qu’Allah nous protège, donc il s’en suit qu’il s’applique sur lui ces jugements, lorsqu’il commet une des annulations de l’islam et qu’il continue à le faire.L’auteur a dit « Le polythéisme dans l’adoration d’Allah ta‘âlâ » Qu’est ce que l’adoration ? Afin que nous connaissions le polythéisme dans l’adoration.L’adoration, c’est tout ce qui est venu dans la loi islamique comme ordres et interdiction, c’est à dire tout ce que Le législateur a ordonné ou interdit, que ce soit une obligation une recommandation ou interdiction ou quelque chose de détestable.Quant c’est une chose obligatoire, il est obligatoire de le faire, et lorsque c’est une recommandation alors il est préférable de le faire. Et lorsque c’est une chose interdite alors il est obligatoire de le délaissé, et si c’est une chose détestable alors il est détestable de le faire.Ou alors nous pouvons dire : L’adoration est un mot qui englobe tout ce qu’Allah aime et agréé comme paroles ou actes apparents ou cachés, donc, tout ce qui est venu dans la législation islamique comme ordres et interdictions, par exemple : la prière est une adoration, la zakat est une adoration, le jeûne est une adoration, le pèlerinage est une adoration, le vœu est une adoration, égorger en sacrifice est une adoration, l’invocation est une adoration, placer sa confiance est une adoration, le désire de la satisfaction est une adoration, l’appréhension est une adoration, le combat dans le sentier d’Allah est une adoration, ordonner le bien et une adoration, interdire le mal est une adoration, le bon comportement envers les voisins est une adoration, et conserver les liens de parenté est une adoration.Et également les interdictions, le fait que le musulman les délaisse par adoration pour Allah, il délaisse le polythéisme, l’oppression envers les gens, leurs biens, leurs propriétés, le fait de rejeter la vérité, il adore Allah en ne faisant pas ces mauvaises choses, il adore Allah en ne forniquant pas, en ne buvant pas d’alcool, en ne désobéissant pas au parents, le fait de prendre les intérêts, de calomnier, de discriminer, le fait de délaisser tout cela est une adoration.L’adoration c’est donc les ordres et les interdictions, les ordres tu les fais, et les interdictions tu les délaisses, par adoration pour Allah, et les ordres, comme nous l’avons dit, sont de deux types : Les Obligations, et les recommandations. Les ordres obligatoires comme la prière, c’est obligatoire, et recommandations comme le siwâk, c’est recommandé. Et l’interdiction des choses prohibées, comme l’interdiction de la fornication, et l’interdiction des choses détestables comme le fait de parler après la prière d’al ‘ichâ.Et que cela soit des actes apparents, comme la prière et le jeûne ou caché, comme l’intention, la pureté du culte pour Allah uniquement, la franchise, l’amour, il lui est impératif de les faire. Et les interdictions qu’elles soient apparentes, comme la fornication ou cachées comme l’orgueil, la fierté, la rancune, la jalousie, il doit abandonner tout cela.Donc, l’adoration englobe les ordres et les interdictions, englobe les paroles et les actes, apparents ou cachés, qui sont venu dans la loi islamique. Lorsqu’on dévie un de ces types d’adoration à un autre qu’Allah on tombe dans le polythéisme.L’auteur -qu’Allah lui fasse miséricorde- a donné pour exemple de ce blasphème : « le fait d’égorger un animal en sacrifice pour un autre qu’Allah » car égorger en sacrifice est une adoration, Allah a dit ( Dis: "En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. ) (sourate 6 verset 162, 163) et Allah a dit ( Pour ton Seigneur, prie donc, et sacrifie ) (sourate 108 verset 2) Lorsqu’il sacrifie pour un autre qu’Allah, il a donc dévié l’adoration à un autre qu’Allah, et est donc polythéiste lorsqu’il sacrifie. L’auteur a donné pour exemple également le faite de sacrifier pour un démon, lorsqu’il sacrifie pour un démon il associe ou bien lorsqu’il sacrifie pour l’habitant d’une tombe ou pour la lune ou une étoile ou pour un saint, il associe à Allah.Ou par exemple l’invocation, lorsqu’il invoque autre qu’Allah, lorsqu’il demande l’aide d’autre qu’Allah dans une chose que personne n’a de pouvoir en dehors d’Allah, comme demander la guérison à un autre qu’Allah, ou demander secours, la dissipation des angoisses à un autre qu’Allah, celui qui fait cela a associé.Et également demander l’aide à un autre qu’Allah dans une chose où personne n’a de pouvoir en dehors d’Allah, ou de chercher la protection auprès d’un autre qu’Allah dans une chose où personne ne peu protéger en dehors d’Allah, ou l’appel de détresse à un autre qu’Allah dans ce en quoi personne ne peut rien en dehors d’Allah, ceci est du polythéisme.Et aussi, il fait partie des adorations le fait d’obéir à la créature dans le fait de rendre les choses permises ou prohibées comme s’il suit un gouverneur, ou un ministre (vizir) ou un savant, ou un homme normal, ou son père, ou son épouse, ou un chef en lui obéissant dans le fait de rendre licite ce qu’Allah a rendu illicite, ou de rendre illicite ce qu’Allah a rendu licite, ceci est du polythéisme, car c’est la déviation de l’adoration à un autre qu’Allah, car Allah Est celui qui permet et interdit, Allah a dit ( Ou bien auraient-ils des associés (à Allah) qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu'Allah n'a jamais permises? ) (sourate 42 verset 21)Ou aussi l’inclinaison, lorsqu’il s’incline pour un autre qu’Allah, ou se prosterne pour un autre qu’Allah, il a dévié l’adoration à un autre qu’Allah, ou bien tourner autour d’autre que la Ka‘ba en cherchant à se rapprocher d’un autre qu’Allah, ou de faire un vœu pour un autre qu’Allah, ou de raser sa tête pour un autre qu’Allah comme le font les soufis, ils rasent leur tête pour leur cheikh par adoration pour lui, ou ils s’inclinent et se prosternent pour lui, ou bien de se repentir auprès d’un autre qu’Allah, comme les soufis qui se repentissent auprès de leur cheikh, et les chiites qui se repentissent auprès leur chefs, ou les chrétiens qui se repentissent auprès de leurs prêtres.Car le repentir est une adoration, Allah ta‘âlâ a dit ( et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Allah? ) (sourate 3 verset 135) et dans le mousnad de l’imam Ahmad ibn Hanbal : « un homme dit « Ô Allah, je me repentis auprès de toi et pas auprès de Mouhammad » et le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam dit « il a reconnu le droit à celui qui en est digne » Allah est celui qui est digne qu’on le craigne, et détient le pardon, et Allah ta‘âlâ est digne qu’on se repentisse auprès de lui, lorsqu’on se repentit auprès d’un autre qu’Allah on tombe dans le polythéisme, car c’est la déviation de l’adoration vers un autre qu’Allah.L’auteur –qu’Allah lui fasse miséricorde- a donc dit « La première annulation est le polythéisme dans l’adoration d’Allah », et nous avons défini l’adoration comme étant un nom qui englobe tout ce qu’Allah aime et agréé comme paroles et actes apparents ou cachés.Lorsqu’un seul de ces types dont il est confirmé dans la législation islamique que c’est une chose ordonnée, ou qu’il est confirmé dans la législation que c’est une chose interdite, est vouée à un autre qu’Allah, on tombe dans le polythéisme, que ce soit une chose dont l’obligation est confirmée, ou bien la recommandation, ou une interdiction ou une chose détestable, lorsqu’on obéit aux ordres pour un autre qu’Allah, ou qu’on délaisse un péché pour un autre qu’Allah, on tombe alors dans le polythéisme.L’auteur a donné pour exemple l’égorgement par sacrifice, et également l’invocation, se protéger, l’appel de détresse, le vœu, l’inclinaison, la prosternation, tourner autour de quelque chose par adoration, placer sa confiance, la peur, l’espoir, raser sa tête par dévotion, et autre que cela parmi les types d’adoration.Lorsqu’on dévie un seul de ces types d’adoration à un autre qu’Allah, on tombe dans le polythéisme, et en découlent le statut et les jugements que nous avons cités précédemment

2] La deuxième :

Celui qui met des intermédiaires entre lui et Allah qu’il invoque, leur demande l’intercession, et en qui il place sa confiance, devient par cela mécréant selon l’unanimité.

Explication :

La deuxième annulation de l’islam : Celui qui met des intermédiaires entre lui et Allah qu’il invoque, leur demande l’intercession, et en qui il place sa confiance, devient par cela mécréant selon l’unanimité , c’est à dire qu’il met entre lui et Allah des intermédiaires, comme par exemple en invoquant un mort, ou l’habitant d’une tombe, en lui disant « Ô untel, intercède pour moi, intercède en ma faveur auprès d’Allah », et ceci est un genre qui fait partie du premier type d’annulation, (celui expliqué précédemment) mais celui-ci est plus particulier que le premier.

Le polythéisme dans l’adoration est général, invoquer un autre qu’Allah, sacrifier pour un autre qu’Allah, faire un vœu pour un autre qu’Allah.

Mais ce deuxième type, c’est le fait de mettre entre soit et Allah un intermédiaire, en prétendant qu’il transmet ses besoins à Allah, comme quand il demande à l’habitant de la tombe « Ô untel intercède pour moi auprès d’Allah ! Ô messager d’Allah intercède en ma faveur ! » Il demande l’intercession, il met le messager entre lui et Allah, ceci est du polythéisme, car il invoque autre qu’Allah.

Quiconque invoque un autre qu’Allah a commit du polythéisme, cela est comprit dans les textes dans les quels il est dit : ( et n'invoque pas, en dehors d'Allah, ce qui ne peut te profiter ni te nuire. Et si tu le fais, tu seras alors du nombre des injustes ) (Sourate 19 verset 106) et aussi la parole d’Allah : ( N'invoque donc pas une autre divinité avec Allah, sinon tu seras du nombre des châtiés ) (Sourate 26 verset 213) et Allah a dit : (l'association à (Allah) est vraiment une injustice énorme. ) (Sourate 31 verset 13) et Allah a dit : ( Et quiconque invoque avec Allah une autre divinité, sans avoir la preuve évidente (de son existence), aura à en rendre compte à son Seigneur. En vérité, les mécréants, ne réussiront pas. ) (Sourate 23 verset 117) et Allah a dit : ( Si vous les invoquez, ils n'entendent pas votre invocation; et même s'ils entendaient, ils ne sauraient vous répondre. Et le jour du Jugement ils vont nier votre association. Nul ne peut te donner des nouvelles comme Celui qui est parfaitement informé. ) (Sourate 35 verset 14) et Il dit aussi : ( Tel est Allah, votre Seigneur: à Lui appartient la royauté, tandis que ceux que vous invoquez, en dehors de Lui, ne sont même pas maîtres de la pellicule d'un noyau de datte. ) (Sourate 35 verset 13) Et ici Allah l’a appelé (l’invocation d’un autre) « polythéisme ».

Quiconque met entre lui et Allah des intermédiaires, qu’il invoque en dehors d’Allah, il leur demande l’intercession, il s’en remet à eux, car le fait de placer sa confiance signifie : « remettre son cœur et remettre ses affaires entre les mains de quelqu’un pour la réalisation de ses souhaits » celui qui fait cela est un mécréant selon l’unanimité des musulmans, car c’est une forme de polythéisme.

La première annulation (que nous avons cité) est plus générale, et celle-ci est plus particulière, car la première annulation était « Le polythéisme dans l’adoration d’Allah » que ce soit l’invocation ou le sacrifice ou le vœu ou l’obéissance dans le fait de rendre licite ou illicite ou l’inclinaison ou la prosternation, c’est général.

Or cette deuxième annulation est particulière, c’est le fait de mettre des intermédiaires entre soit et Allah, que l’on invoque, et à qui on demande l’intercession, en qui on place sa confiance, il met un mort en intermédiaire entre lui et Allah et lui dit : « Ô untel, intercède en ma faveur auprès d’Allah ! Ô untel, transmets mes besoins à Allah ! » Ainsi.

Ou il lui demande l’intercession, il place sa confiance en lui, il se base sur lui pour la réalisation de ses souhaits, il place sa confiance en ce mort par exemple, mais aussi à une personne en vie, s’en remettre à lui pour se sauver du feu de l’enfer par exemple, s’en remettre à lui pour être sauvé des ennemis, s’en remettre à lui afin de recevoir la subsistance, pour avoir une descendance, pour être sauvé de l’enfer ou entrer au paradis, personne n’a de pouvoir sur cela excepté Allah.

Quiconque met entre lui et Allah un intermédiaire, qu’il soit vivant ou mort, il est alors polythéiste. On ne demande au vivant que les choses qu’il est capable de faire, par exemple « Ô untel, aide-moi à réparer ma voiture » ou « prête-moi de l’argent » ou « aide-moi à travailler dans mes champs » etc.… Mais de demander au vivant de te pardonner tes péchés, il n’a aucune autorité dans cela, il ne peut en rien te sauver de l’enfer, ou de lui demander la subsistance, ou qu’il te secourt sur ton ennemi, ou qu’il ne t’interdise pas l’entrée au paradis ; pour cela il n’a absolument aucun pouvoir, c’est donc du polythéisme.

Tout ceci est argumentés par les versets qui prouvent que le polythéisme dans l’adoration est une mécréance qui expulse de la foi, c’est à dire les argument sur l’interdiction du polythéisme, de l’interdiction de l’invocation d’autre qu’Allah, l’interdiction de demander à un autre qu’Allah dans ce que seul Allah à du pouvoir, tous ces arguments prouvent que ceci est un annulatif parmi les annulatifs de l’islam, comme par exemple la parole d’Allah : ( et n'invoque pas, en dehors d'Allah, ce qui ne peut te profiter ni te nuire. Et si tu le fais, tu seras alors du nombre des injustes ) (Sourate 19 versets 106) ( Tu seras alors du nombre des injustes ) c’est à dire : polythéistes, ( Et les mosquées sont pour Allah, n’invoquez personnes avec Allah ) (Sourate 72 verset 19) et la parole d’Allah ( Dis: "Je n'invoque que mon Seigneur et ne Lui associe personne ) (Sourate 72 verset 20)

De ce fait, quiconque interpose entre lui et Allah un médiateur à commit du polythéisme, car il a dévié l’adoration vers un autre qu’Allah.



3] La troisième :

Celui qui ne considère pas les polythéistes mécréants ou doute de leur mécréance ou authentifie leur doctrine, devient mécréant.

Explication :

Celui qui ne considère pas les polythéistes mécréants ou doute de leur mécréance ou authentifie leur doctrine, devient mécréant.

Le « polythéiste » englobe l’ensemble des mécréants, juifs, chrétiens, idolâtres, communistes, athées, tous sont polythéistes, une seule chose les rassemble et c’est le polythéisme, l’association à Allah ‘azza wa jalla.

Les juifs sont polythéistes, car ils ne croient pas en Mouhammad –salla llahou ‘alayhi wa sallam- et ceci est du polythéisme, et les chrétiens sont polythéistes car ils ne croient pas en Mouhammad –salla llahou ‘alayhi wa sallam- et parce qu’ils adorent ‘Îssâ (Jésus) et les idolâtres sont polythéistes, les Mazdéens sont polythéistes, les hypocrites sont polythéistes, et celui qui ne considère pas les polythéistes mécréants est un mécréant.

Et de la même manière, celui qui doute de la mécréance du mécréant, celui qui doute que les juifs soient mécréants, celui qui doute que les chrétiens soient mécréants ou que les idolâtres sont mécréants, il est mécréant à cause de ce doute.

Ou s’il authentifie leur doctrine, en disant « les juifs sont sur une religion correcte » ou « les chrétiens sont sur une religion correcte » ou bien qu’il dise, lorsqu’on l’interroge au sujet des juifs et des chrétiens, « je ne dis rien sur eux, les juifs ont une religion, les chrétiens ont une religion, les musulmans ont une religion, celui qui veut croire en l’islam ou au judaïsme ou au christianisme qu’il le fasse » ceci est un mécréant selon l’unanimité, car il a considéré la voie des polythéistes comme étant correcte, et qu’il n’a pas considéré mécréants les polythéistes.

Et également lorsqu’il doute, il dit « Je ne sais pas si les mécréants sont mécréants ? La Torah est descendue sur les juifs, L’évangile est descendu sur les chrétiens, Le Coran est descendu sur les musulmans ; je ne sais pas, est ce que les mécréants sont mécréants ? » Celui qui dit cela est un mécréant, il faut impérativement qu’il soit convaincu de la mécréance des juifs et des chrétiens et des idolâtres.

Et l’argument qui prouve cela est la parole d’Allah : ( Donc, quiconque mécroit au tâghoût tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser ) (Sourate 2, verset 256) et celui qui ne considère pas les polythéistes mécréants ou doute de leur mécréance, ou considère correcte leur voie, alors il n’a pas mécru au tâghoût et il n’y a pas de foi en quelqu’un sans deux choses, et il faut impérativement qu’elles soient là :

Premièrement : La mécréance envers le « tâghoût » :
Et la deuxième est la foi en Allah. Le tâghoût est: tout ce dans quoi l’homme dépasse ses limites envers ce qu’il adore, ce qu’il suit ou ce à quoi il obéit , est appelé « tâghoût » qui vient du mot « toughyân » qui signifie : déborder, dépasser la limite.

Quant au sens de « mécroire au tâghoût » est de s’innocenter de l’adoration d’autre qu’Allah, de la renier, de la détester, et de la haïre, de la considérer ennemie, et de considérer ennemis ses adeptes, ceci est « la mécréance envers le tâghoût » être innocent de tout être adoré autre qu’Allah, et la condamnation de toute adoration vouée à un autre qu’Allah, ne la renier, de la haïre et de haïre ses adeptes, et les considérer ennemis.

Deuxièmement : La foi en Allah

Lorsqu’on accomplit ces deux choses, on est monothéiste : on mécroit au tâghoût et on croit en Allah, ceci est le vrai sens de « lâ ilâha illa llah », son sens est : Il n’y a pas de vrai adoré si ce n’est Allah. Ceci est la parole du monothéisme, la parole par la quelle celui qui la prononce se prémuni du polythéisme, la parole de la piété, la parole pour la quelle Allah envoya les messagers, la parole pour la quelle les hommes sont de deux types : heureux et malheureux. Pour cette parole fût proclamé le Jihâd, pour cette parole viendra le jour du jugement, se réalisera le jour dernier, que l’évènement arrivera (note du traducteur : tout ceci fait allusion au jour du jugement), et c’est pour cette parole que le paradis et l’enfer furent créés.

« lâ ilâha illa llah » signifie donc « Il n’y a pas de vrai adoré si ce n’est Allah » et dans la parole du monothéisme « lâ ilâha illa llah » il y a deux choses : la mécréance et la foi, « lâ ilâha » est la mécréance envers le tâghoût, et « illa llah » est la foi en Allah. « lâ ilâha » est la négation de l’adoration vouée à ce qui est autre qu’Allah, c’est donc une parole qui contient la mécréance envers le tâghoût, lâ ilâha c’est la mécréance envers le tâghoût, et « illa llah » est la foi en Allah, « lâ ilâha » est la négation de toutes les adorations vouées à autre qu’Allah, et « illa llah » affirme que tout type d’adoration est à Allah uniquement.

Celui qui donc ne considère pas les polythéistes mécréants n’a en fait pas mécru au tâghoût et a agréé le polythéisme, et celui qui doute de la mécréance des juifs et des chrétiens, ou considère que leur voie est correcte, il n’a pas mécru au tâghoût, et n’a donc pas de foi. L’argument qui prouve que celui qui ne considère pas les polythéistes mécréants ou doute de leur mécréance ou authentifie leur doctrine est un mécréant, c’est la parole d’Allah : (Donc, quiconque mécroit au tâghoût tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser ) (Sourate 2 ,verset 256)

Celui qui ne considère pas mécréants les polythéistes ou doute de leur mécréance, ou authentifie leur doctrine, il n’a pas mécru au tâghoût, et celui qui ne mécroit pas au tâghoût n’a pas foi en Allah, et n’applique pas la parole du monothéisme, mais au contraire il la contredit, et sont acte dans cela est donc une annulation de la parole de monothéisme « lâ ilâha illa llah » car la parole du monothéisme contient la mécréance envers le tâghoût et la foi en Allah.

Il n’y a ni foi, ni monothéisme sans ces deux choses : la mécréance envers le tâghoût et la foi en Allah, et c’est pour cela que la parole du monothéisme « lâ ilâha illa llah » contient une négation et une affirmation, car si un homme dit « Allah est l’adoré, j’unifie Allah, j’adore Allah » est-il croyant ? Non. Si un individu dit « Allah est l’adoré, j’adore Allah » ceci n’est pas le monothéisme, il ne te suffit pas d’adorer Allah, mais il faut impérativement condamner l’adoration de tout autre qu’Allah ! Il faut impérativement que tu viennes avec la négation et l’affirmation, « lâ ilâha illa llah » délimite, en niant et affirmant (note du traducteur : en niant le droit d’adoration d’autre qu’Allah et en affirmant toute adoration à Allah uniquement) il faut impérativement ces deux choses.

Si quelqu’un dit « J’adore Allah uniquement » est ce que c’est un monothéiste ? Nous disons : non, il ne suffit pas que tu adores Allah, mais il faut impérativement que tu adores Allah et qu’en même temps tu renies l’adoration d’autre qu’Allah, cela est la mécréance envers le tâghoût, ceci ne peut se produire qu’avec la négation et l’affirmation « lâ ilâha illa llah ».

De ce fait, la preuve de la troisième annulation de l’islam est la parole d’Allah ta‘âlâ : ( Donc, quiconque mécroit au tâghoût tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. ) (Sourate 2 verset 256)

La parole du monothéisme « lâ ilâha illa llah » contient un abandon et une affirmation. Quel est le sens de cet abandon et de cette affirmation ?

L’abandon : est que tu nies l’adoration pour un autre qu’Allah, lorsque l’adoration est niée et condamnée pour tout adoré autre qu’Allah, après cela vient l’affirmation de l’adoration pour Allah ‘azza wa jalla. « lâ ilâha », ceci est l’abandon, l’adoration d’autre qu’Allah est niée, et « illa llah » est l’affirmation de l’adoration à Allah, « lâ ilâha » est la mécréance envers le tâghoût » et « illa llah » est la foi en Allah.

4] La quatrième :

Celui qui a la conviction qu’une guidée, autre que celle du prophète –salla llahou ‘alayhi wa sallam- est plus parfaite que la sienne, ou qu’un jugement autre que le sien est meilleur, comme ceux qui préfèrent le jugement des tawâghît à son jugement, est un mécréant.

Explication :

Celui qui a la conviction qu’une guidée, autre que celle du prophète, salla llahou ‘alayhi wa sallam, est plus parfaite que la sienne, ou qu’un jugement autre que le sien est meilleur, comme ceux qui préfèrent le jugement des tawâghît à son jugement devient mécréant selon l’unanimité. Comme ceux qui préfèrent le jugement des tâghoût au jugement d’Allah et Son messager.

Quiconque croit qu’il y a ici une guidée plus complète que la guidée du prophète –salla llahou ‘alayhi wa sallam- ou qu’il y ait un jugement meilleur que son jugement, alors il est certes mécréant.

L’argument qui prouve cela : c’est qu’il n’a pas attesté que Mouhammad est le messager d’Allah, car l’attestation de « Mouhammad est le messager d’Allah » implique de lui obéir dans ce qu’il ordonne, et de croire en ce qu’il informe, de s’écarter de ce qu’il interdit et réprime et qu’Allah ne soit adoré que d’après ce qu’il a légiféré.

Donc, celui qui croit qu’il existe une guidée plus complète que la guidée du prophète –salla llahou ‘alayhi wa sallam- ou qu’un jugement est meilleur que le sien, alors il n’a pas attesté que Mouhammad est le messager d’Allah, et son attestation que « Mouhammad est le messager d’Allah » est nul et non avenue.

Et même s’il croit au fait qu’il y a une guidée qui égalise la guidée du messager, salla llahou ‘alayhi wa sallam, ou un jugement qui égalise le jugement du messager, salla llahou ‘alayhi wa sallam, alors il devient un mécréant, sans aucun doute.

Et de même, s’il croit au faite que la guidée du messager d’Allah, salla llahou ‘alayhi wa sallam, est la plus parfaite guidée, et que son jugement est le meilleur jugement, mais il prétend qu’il est permit de prendre une autre guidée que celle du messager d’Allah, ou qu’il est permit de se faire juger par un autre jugement que le jugement du messager, alors il est certes mécréant, car il a rendu licite une chose dont l’interdiction en islam est inévitablement connue.

Quiconque dit « Vraiment, la guidée du messager d’Allah est la meilleur des guidées, mais il n’y a rien qui empêche que tu suives une autre voie, même si la voie du messager est la meilleur » ou bien qu’il dise « Le jugement du messager d’Allah est meilleur que les lois établies par les hommes, mais cependant, juger par les lois établies par les hommes est permit » alors c’est un mécréant.

Il n’est pas permit de juger par les lois établies par les hommes et ce même si tu es convaincu que la loi islamique est meilleur, car dans ce cas, tu rends licite une chose dont l’interdiction religieuse est inévitablement connue, comme par exemple quelqu’un qui dit « La fornication est permise, mais moi je ne fornique pas.» ou bien qui dit « Prendre les intérêts est permis, mais moi je ne prends pas les intérêts » devient alors mécréant, car la fornication et prendre les intérêts sont illicite, et le fait que tu les rendes permis alors que c’est une chose dont l’interdiction est nécessairement connue, c’est de la mécréance.

Ou s’il dit « Juger par les lois établies par les hommes est permis, mais la loi islamique est meilleure » nous lui répondons « Non, le fait que tu rendes le jugement par les lois humaines permis est mécréance et apostasie, car tu rends permis une chose dont l’interdiction religieuse est inévitablement connue », juger par les lois humaines est interdit selon l’unanimité, comme la fornication est interdite selon l’unanimité, tout comme prendre les intérêts est interdit selon l’unanimité.

Quiconque dit « Il est permis de forniquer » devient mécréant. Quiconque dit « Il est permis de prendre les intérêts » devient mécréant. Quiconque dit « Il est permis de juger par les lois établies par les hommes » devient mécréant, et ce même s’il est convaincu que la loi islamique est meilleure. Lorsqu’il croit au fait qu’il y a ici une guidée meilleur que la guidée du messager d’Allah, salla llahou ‘alayhi wa sallam, ou qui lui soit égale ou moins bonne mais qu’il soit permis de la prendre pour guidée, devient mécréant.

Et de la même manière celui qui croit qu’il est permis d’appliquer une autre loi que la loi d’Allah et Son messager, et ce qu’il croit que le jugement d’Allah est le meilleur ou moins bon ou égale, alors il est certes un mécréant, car il a rendu licite une chose dont l’interdiction est inévitablement connue, et la preuve de cela est qu’il n’atteste pas que Mouhammad est le messager d’Allah, or quiconque n’atteste pas que Mouhammad est le messager d’Allah alors il est mécréant. Car, l’attestation que Mouhammad est le messager d’Allah implique de demander son jugement et de se faire juger par sa loi, et de croire qu’il n’est pas permis de se faire juger par autre que sa loi, et de croire qu’il n’est pas permit de suivre une autre guidée que la sienne, salla llahou ‘alayhi wa sallam.

5] La cinquième :

Celui qui déteste une chose venue du messager d’Allah est un mécréant, et même s’il la met en application.

Explication :

Celui qui déteste une chose venue du messager d’Allah est un mécréant, et même s’il la met en application

Le messager d’Allah, salla llahou ‘alayhi wa sallam, est venu avec la loi sur la prière, la loi sur la Zakât, la loi sur la polygamie, quiconque déteste une de ces lois islamiques ou autre qu’elles parmi les lois venues avec le messager d’Allah, salla llahou ‘alayhi wa sallam, devient mécréant.

C’est pour cela qu’il faut que les femmes comprennent qu’elles ne doivent pas détester la polygamie, car cela est la loi d’Allah et de Son messager. Mais le faite qu’il y ait chez elle une certaine aversion naturelle envers cette chose, qu’elle n’aime pas cela, mais que ce n’est pas le jugement islamique en lui-même qu’elle n’aime pas, alors dans ce cas ce n’est pas grave, cela n’est pas un mal. Ou le fait que certains hommes ne soient pas équitables, alors la femme n’aime pas que son mari soit polygame pour cette raison, il n’y a pas de problème dans cela.

Mais par contre, le fait de détester la loi islamique qu’est la polygamie, c’est alors de l’apostasie, qu’Allah nous protège, car elle a détesté la loi avec laquelle est venu le messager d’Allah, salla llahou ‘alayhi wa sallam, et la preuve de cela est la parole d’Allah : ( Et quant à ceux qui ont mécru, il y aura un malheur pour eux, et Il rendra leurs œuvres vaines. C'est parce qu'ils ont de la répulsion pour ce qu'Allah a fait descendre. Il a donc annulé leurs œuvres ) (Sourate 47 versets 8-9)

Quiconque déteste une chose qu’Allah a fait descendre, ou qu’Allah et son messager ont légiféré, alors il est certes un mécréant.

Lorsqu’il hait la légalisation de la prière ou de la Zakat ou du jeûne ou du pèlerinage ou de la polygamie ou qu’il déteste cela ou bien hait Allah ou hait Son messager, alors c’est un mécréant, car cela contredit la foi, car l’amour d’Allah et de son messager est impératif. Celui qui n’aime pas Allah et Son messager est un mécréant.

Mais la perfection de la foi est de donner priorité à l’amour d’Allah et l’amour du messager sur toute chose, cela dit le fondement de l’amour lui est impératif.

Donc, celui qui hait une chose venue avec les messager d’Allah, salla llahou ‘alayhi wa sallam, ou de ce qui est venu d’Allah dans son livre ou déteste cela ou qu’il hait Allah ou hait Son messager, alors c’est un mécréant aposta, car Allah a dit : ( C'est parce qu'ils ont de la répulsion pour ce qu'Allah a fait descendre. Il a donc annulé leurs œuvres. ) (sourate 47 verset 9) Car cette haine contredit totalement la foi, parce que l’amour d’Allah et de son messager est le fondement même de la foi.

Or, celui qui hait une chose venue du messager d’Allah ou déteste une chose venue avec le messager d’Allah, cela implique qu’il n’a pas d’amour pour Allah et Son messager, et ceci est mécréance et apostasie. Nous demandons à Allah la paix et la quiétude.

6] La sixième :

Celui qui se moque d’une chose faisant partie de la religion, ou de la récompense d’Allah ou du châtiment est un mécréant, cela est prouvé par les versets

( Dis : Etait-ce d’Allah, de Ses versets et de Son messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous êtes certes devenu mécréant après avoir cru ) (sourate 9 versets 65-66)

Explication :

La sixième annulation de l’islam : Celui qui rabaisse une chose faisant partie de la religion, ou de la récompense d’Allah ou du châtiment est un mécréant .

Lorsqu’il se moque de la prière, il devient mécréant. Lorsqu’il se moque de la Zakât, il devient mécréant. Lorsqu’il se moque du jeûne, il devient mécréant. Lorsqu’il se moque des prieurs, c’est à dire qu’il se raille de cette prière que les musulmans prient, il devient mécréant. Ou s’il se moque de la barbe, il devient mécréant, car détester la barbe c’est détester ce avec quoi est venu l’islam comme ordre de laisser pousser abondamment la barbe, qui fût ordonné sur la langue du messager d’Allah, cela est mécréance. Mais lorsqu’il se moque de la barbe d’un individu (N.T : sans se moquer de la barbe en elle-même) ou de sa personne, alors il ne devient pas mécréant en faisant cela.

Et également, lorsqu’il se moque du paradis, en disant « Comment ça le paradis ?! Le paradis ? C’est la récompense des croyants ! » En se moquant. Ou bien en se moquant de l’enfer en disant « L’enfer ?! C’est le châtiment des mécréants ! » En se moquant, en se raillant, il devient mécréant, qu’Allah nous protège. Ou bien, tu dis « Quiconque dit « lâ ilâha illa llah, ses péchés sont pardonnés » ou le hadith « Celui qui dit soubhânallah wa bihamdihi cent fois, ses péchés lui sont pardonnés même s’ils étaient aussi grand que le contenu de l’océan. » (Rapporté par Al Boukhârî et Mouslim et d’autres…) celui qui se moque de cette récompense, s’en raille, à cause que selon lui ce n’est pas vrai, est certes un mécréant.

Lorsqu’il se moque d’une chose faisant partie de la religion du messager d’Allah, salla llahou ‘alayhi wa sallam, ou se moque de la récompense qu’Allah a préparé pour les obéissants, selon les bonnes actions ; ou bien du châtiment qu’Allah a préparé pour les désobéissants ou pour les mécréants, il devient alors mécréant. Et la preuve de cela est la parole d’Allah dans la sourate « Le repentir » : ( Dis : Etait-ce d’Allah, de Ses versets et de Son messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous avez certes mécru après avoir cru ) (sourate 9 versets 65-66) Allah a affirmé pour eux la mécréance après la foi.

Ce verset fût révélé sur un groupe de combattants lors de la bataille de Tabouk, qui se moquèrent du messager d’Allah, salla llahou ‘alayhi wa sallam, et de ses compagnons, comme cela fût expliqué dans le hadîth, ils se disaient entre eux " Nous n’avons jamais vu de gens comme nos lecteurs de Coran avec un aussi gros ventre, une langue aussi menteuse, et aussi lâche au combat " ils visaient par cela le messager d’Allah et ses compagnons.

En d’autres termes, ils disaient : « Nous n’avons jamais vu de gens qui mangent autant qu’eux, qui mentent autant dans leur propos, et qui sont aussi lâche pendant le combat contre les ennemis. » Mais ‘Awf ibn Mâlik passa par-là et les entendit alors qu’ils parlaient et dit à celui qui parlait : « Tu mens, mais tu n’es en fait qu’un hypocrite, et je m’en vais en informer le messager d’Allah, ‘alayhi salât wa salâm » Il alla donc chez le messager –salla llahou ‘alayhi wa sallam- pour l’informer, mais lorsqu’il arriva, la révélation l’avait précédé, Allah révéla le verset : ( Dis : Etait-ce d’Allah, de Ses versets et de Son messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas, vous avez certes mécru après avoir cru ) (sourate 9 versets 65-66).

L’homme qui avait proféré ces paroles alla chez le prophète, salla llahou ‘alayhi wa sallam, pour se donner des excuses, il dit « Ô messager d’Allah, ce qu

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Mercredi 1 mars 2006
:

Par shaykh Muhammad ibn Salih al-Uthaimin

Source : www.salafs.com

Le Repentir :
Signifie revenir de la désobéissance à Allah et Lui obéir.

Le Repentir : Est aimé d’Allah, comme Il dit : "en vérité, Allah aime ceux qui se repentent et ceux qui se purifient."[Sourate Al-Baqara : 222]

Le Repentir : Est une obligation pour tout croyant. Allah dit : "O vous qui croyez! Revenez à Allah d’un repentir sincère!" [Sourate at-Tahrim : 8]

Le Repentir : Est un des moyens d'atteindre le succès. Allah dit : "Et repentez-vous tous devant Allah, O croyants, afin que vous récoltiez le succès." [Sourate Nur : 31]



le Succès vient lorsque quelqu'un obtient ce qu'il cherche et est sauvé de ce qu'il fuit.

Par le Repentir Sincère : Allah pardonne des péchés quel que soient leur importance ou leur nombre.

Allah dit : "Dis : « O mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux." [Sourate Az-Zumar : 53]


O mon frère qui est tombé dans des péchés, ne désespère pas de la miséricorde de ton Seigneur, car la porte du repentir est ouverte jusqu'au lever de soleil de l'ouest.

Le prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) a dit :

"en vérité, Allah tend Sa main la nuit pour accepter le repentir du pécheur de la journée. Et Il tend Sa main le jour pour accepter le repentir du pécheur de la nuit, (jusqu'au jour) où le soleil se lèvera de l’ouest." [Rapporté par Muslim]


Et combien de gens se sont repentis à Allah de nombreux et énormes péchés et Allah a accepté leur repentir ?

Allah dit : « Ceux qui n’invoquent pas d’autre dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendu sacrée, sauf en toute vérité, qui ne commettent pas de fornication – car quiconque fait cela encourra une punition et le châtiment lui sera doublé, au jour de la résurrection, et il y demeurera éternellement couvert d’ignominie ; sauf celui qui se repent, croit et accomplit une bonne ½uvre ; ceux là Allah changera leurs mauvaises actions en bonnes, et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » [Sourate Al-Furqan : 68-70]



Le Repentir Sincère : Doit remplir cinq conditions (pour être accepté), qui sont :

1. La Sincérité envers Allah, le Très-Haut : la personne doit le faire seulement pour Allah et dans la recherche de Sa récompense et le salut de Sa punition.



2. Le Remord : pour le péché qui a été commis, au point qu'il soit triste pour ce qu’il a fait et souhaite ne l’avoir jamais fait.



3. Arrêter : de commettre le péché immédiatement. Si le péché était contre Allah, donc il doit


(1) arrêter de le faire si c'était un acte illicite, ou
(2) s'empresser de le faire si c'était une obligation qu'il a abandonné.

Et si le péché était contre une créature (comme des gens), alors il doit s'empresser de s'en libérer, en cessant de l’affliger ou en recherchant son pardon.


4. Détermination : à ne pas retourner de nouveau à ce péché dans l'avenir.



5. Le repentir ne doit pas arriver avant le temps où son acceptation est terminée, par la mort ou par le lever du soleil de l'ouest.



Allah dit : "le Repentir est inefficace pour ceux qui commettent des péchés constamment jusqu'à ce que la mort vienne à l’un d'entre eux, il dit : En vérité je me repens maintenant."

Le prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : "qui se repent avant le lever du soleil de l’ouest, Allah acceptera son repentir." [Rapporté par Muslim]


Ô Allah, accorde-nous le repentir sincère et acceptez-le de nous, en vérité Tu es l’Audient, l’Omniscient.

Écrit par Muhammad ibn Salih Al-'Uthaimin
4/17/1406
Source Sifat Salat Nabi (page 49-51)
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Mercredi 1 mars 2006


En effet, [il faut savoir que] tout acte d?adoration, pour être accepté par Allah le Très-Haut, doit forcément répondre aux deux conditions suivantes :

1.  Qu?il soit voué sincèrement à Allah ;

2. Qu?il soit pieux (Sâlih), et une ?uvre ne peut être pieuse que si elle est conforme à la Sunna du Prophète (e), et non en contradiction.

C?est une chose établie chez les savants qui se basent sur les preuves que quiconque prétend accomplir un acte d?adoration qui n?a pas été prescrit par notre Prophète (saw) verbalement,ou qu?il n?a pas accompli lui-même pour adorer son Seigneur, est en contradiction avec sa Sunna, car la Sunna se divise en deux catégories :

1.  Les actes qu?il faut faire ;

2.  Les actes qu?il faut délaisser.

Délaisser ce que le Prophète (saw) a délaissé parmi ces actes d?adoration fait partie de la Sunna.

Il n?est pas autorisé, par exemple, d?adorer Allah en faisant l?appel pour la prière de l?Aïd ou pour enterrer un mort, bien que ce soit une formule de rappel et une forme de vénération d?Allah ? exalté et élévé soit-Il ? tout simplement parce que le Prophète (saw) ne l?a pas fait et que c?est la Sunna de ne pas le faire. Ses Compagnons, qu?Allah les agrée, l?ont compris ainsi et ils ont très souvent mis les gens en garde contre les innovations en général, comme on peut le trouver dans les livres qui traitent ce sujet.

A ce propos, Hudhayfa ibn ul-Yamân, qu?Allah l?agrée, a dit : « Tout acte d?adoration que les Compagnons du Messager d?Allah (saw) n?ont pas fait, alors délaissez-le. »

De même, ?Abdullah Ibn Mass?ûd, qu?Allah l?agrée, a dit : « Suivez [ceux qui vous ont précédés] et n?innovez pas, car ce que vous avez [reçu comme révélations] vous suffit, alors tenez-vous-en à l?ancien commandement [c?est-à-dire le Coran, la Sunna et les faits des Compagnons]. »

Bien heureux est celui à qui Allah a accordé de Lui vouer sincèrement ses actes d?adoration, et de se conformer à la Sunna du Prophète (saw), et de ne pas y mêler des innovations. Qu?il se réjouisse car Allah le Tout-Puissant agréera ses actes d?obéissance et Il le fera rentrer dans son Paradis. Qu?Allah nous place parmi ceux qui ont entendu la parole [de vérité] et qui l?ont suivie de la meilleure manière.

Sachez que la cause de ces innovations remonte à plusieurs choses :

1. Les hadiths faibles (Dha?îf) qu?il est interdit de citer comme preuves, et d?attribuer au Prophète (e). Mon avis est qu?il est même interdit de les appliquer selon les arguments que j?ai avancés dans l?introduction de mon livre Sifatu Salât in-Nabî (saw), et ceci est la position adoptée par un certain nombre de savants comme Ibn Taymiyya et d?autres.

2.  Les hadiths forgés, inventés (Mawdhû?) ou sans origine (sans Isnâd), dont la faiblesse a échappé à l?attention de certains savants du Fiqh (Fuqahâ) et sur la base desquels ils ont établi des règles qui sont en substance des innovations dans la religion !

3.  Les efforts d?interprétation émis par des savants du Fiqh - notamment des savants modernes - et les avis qui leur ont paru corrects, qu?ils n?ont pas pris la peine d?étayer par des preuves des textes révélés, mais plutôt qu?ils ont présentés comme des faits établis, jusqu?à ce qu?ils deviennent des Sunnas que les gens suivent !

Toute personne qui a des connaissances dans sa religion sait bien qu?il n?est pas permis de suivre ces choses-là, car il n?y a de Sharî?a que ce qu?Allah a prescrit. On peut encore admettre, pour celui qui voit certains actes comme corrects ? à condition qu?il ait le niveau pour fournir un effort de recherche (Mujtahid) ? qu?il a le droit, lui seulement, de mettre en pratique ce qu?il considère comme correct, et qu?Allah ne lui en tient pas rigueur. Quant au fait que les gens considèrent ces actes comme faisant partie de la religion et de la Sunna, [je dis] non, et encore non. Comment [pourrait-on admettre cela en effet] alors que certains de ces actes sont en contradiction avec les actes du Prophète (saw), comme nous allons le montrer par la suite, si Allah le veut ?

4.     Les habitudes (?Âdât) et les superstitions (Khurafât) qui n?ont aucun fondement dans la religion, et que n?approuve pas la raison. [On ne tiendra aucun compte de cela] même si quelques ignorants les ont pratiquées et en ont fait leur loi, et même s?il existe des gens qui les soutiennent, ne serait-ce que dans une partie de leurs actes. [Peu importe aussi si ceux-là] prétendent faire partie des gens de science et se font passer pour tels.

Sachez aussi que la gravité de ces innovations varie : certaines sont des actes d?associationnisme (Shirk) et de la mécréance (Kufr) pure comme vous allez le constater, et d?autres sont d?un degré de gravité moindre. Cependant, il faut savoir que la moindre innovation que la personne puisse commettre dans la religion ? aussi petite soit-elle - est interdite à partir du moment où il est devenu clair que c?est une innovation. Donc, il ne faut pas croire ? comme certains le pensent ? que certaines innovations font partie des choses détestables (Makrûh) seulement. Comment !? alors que le Prophète (saw) a dit : « Toute innovation est égarement et tout égarement mène en Enfer », c?est-à-dire celui qui la commet.

L?imam Ash-Shâtibî a démontré cela de la meilleure manière dans son excellent ouvrage Al- I?tiçâm. L?innovation est donc une chose extrêmement grave et la plupart des gens n?en sont pas toujours conscients ; seul, un groupe parmi les savants sait cela. Il suffit comme preuve à cela la parole du Prophète (saw) : « Allah a suspendu le repentir de tout innovateur, jusqu?à ce qu?il délaisse son innovation. »[1]

Enfin, je conclus en rapportant aux lecteurs le conseil d?un grand imam qui fait partie des plus grands savants musulmans anciens, cheikh Hassan ibn ?Alî Al-Barbahârî (mort en l?an 329 de l?hégire). Il a suivi la voie de l?imam Ahmad (il a étudié chez ses élèves), qu?Allah le Très-Haut lui fasse miséricorde, et il a dit :

« Méfiez-vous des petites innovations, car les petites innovations se répètent jusqu?à ce qu?elles deviennent grandes. Et chaque innovation qui a été commise dans la communauté [des musulmans] était au début petite, et elle ressemblait à la vérité. Puis, celui qui s?est mis à la pratiquer fut trompé au point où il ne parvînt plus à s?en défaire, et l?innovation s?agrandit. Puis, les gens la considérèrent comme une religion qu?il faut pratiquer. Examine ? qu?Allah te fasse miséricorde - tout ce que tu entends dire des gens de ton époque en particulier et ne t?empresse pas [de l?accepter], et n?accepte rien d?eux avant de t?être posé la question : est-ce qu?un des Compagnons du Prophète (saw), ou un savant en a parlé ? Si tu en trouves trace [chez les Compagnons ou les savants], alors prends ce que tu as entendu, et tiens-t?en à cela sans dépasser [cette limite], et ne le délaisse pour rien d?autre, car tu tomberais en Enfer [?]

Sache - qu?Allah te fasse miséricorde ? que l?islam du musulman n?est complet que s?il suit [les textes révélés], y donne foi et s?y soumet. Celui qui prétend qu?il reste des choses de l?islam que les Compagnons de l?Envoyé d?Allah (saw) ne nous ont pas montré de manière suffisante, les a traités de menteurs. Ce point suffit comme division [qu?il a créée entre eux et lui] et comme insultes [qu?il a proférés envers eux], et c?est un innovateur, un égaré, qui égare les gens avec lui et qui a inventé dans l?islam une chose qui n?en fait pas partie. »

Je dis (cheikh Al-Albânî) : « Qu?Allah fasse miséricorde à l?imam Mâlik, qui a dit : « Le succès des dernières générations ne s?obtiendra qu?à travers ce qui a fait le succès de la première génération de cette communauté. Ce qui ne faisait pas partie de la religion à cette époque-là n?en fait pas non plus partie aujourd?hui. »

Qu?Allah prie sur notre Prophète (saw) qui a dit : « Je n?ai laissé aucune chose qui vous rapproche d?Allah sans vous enjoindre de l?accomplir, et je n?ai laissé aucune chose qui ne vous En éloigne, et qui vous rapproche du Feu, sans vous interdire de la faire. »

Et louange à Celui par Qui s?accomplissent les bienfaits.

Par Faysal Abou Soumaya Sirine Talha - Publié dans : minhajsahih
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Mercredi 1 mars 2006

Shaykh Muhammad ibn Salih Al-‘Uthaymin

Question : Qu'est-ce qui est et qu'est-ce qui n’est pas une bid'a (innovation) ?

: Qu'est-ce qui est et qu'est-ce qui n’est pas une (innovation) ?

Réponse : Selon la Shari'a, la définition est : Adorer Allah d’une manière qu'Allah n'a pas prescrite.

: Selon la , la définition est : Adorer Allah d’une manière qu'Allah n'a pas prescrite.

Vous pouvez aussi dire : Adorer Allah d’une manière qui n’est pas celle du prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun).

La première définition est prise du verset :

" Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? " [sourate As-Shura :21]

[sourate As-Shura :21]

La deuxième définition est prise du hadith du prophète qui a dit :

" Je vous recommande d'adhérer à ma voie (Sunna) et la voie des successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun) qui viennent après moi. Tenez-vous-y fermement et mordez à cela avec vos molaires [c'est-à-dire, accrochez-vous-y fermement] et prenez garde des choses nouvellement inventées. "

Donc quiconque adore Allah d’une façon qu'Allah n'a pas prescrit ou d’une façon qui n'est pas conforme à la voie du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) ou de ses successeurs bien guidés (Al-Khulafa Ar-Rashidun), est un innovateur, que cette adoration innovée ait un rapport avec les noms et attributs d'Allah, ou avec Ses jugements et lois.

En ce qui concerne les choses ordinaires et les coutumes, celles-ci ne sont pas appelées bid'a (innovation) en islam, bien qu'elles puissent être décrits comme tel en termes linguistiques. Mais elles ne sont pas des innovations dans le sens religieux et elles ne sont pas des choses contre lesquelles le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) nous avertissait.

Et il n'y a en islam aucune bid'a hassana (bonne innovation).

[ Majmu’ Fatawa de Shaykh Ibn Uthaymin, vol. 2, p. 291]

 

Question : Quels sont les types de bid'a ?

: Quels sont les types de ?

Réponse : La bid'a peut être divisé en deux catégories :

: La peut être divisé en deux catégories :

1. La bid'a qui constitue un kufr (mécréance)

2. La bid'a qui ne constitue pas kufr

Question : Quelle est la définition entre la bid'a qui constitue kufr et celle qui ne constitue pas kufr ?

: Quelle est la définition entre la qui constitue et celle qui ne constitue pas ?

Réponse : Shaykh Hafidh Al-Hakami (rahimahullah) a dit :

: Shaykh Hafidh Al-Hakami () a dit :

" Le type de bid'a qui constitue un kufr est celle qui nie une question sur laquelle il y a un consensus des savants, qui est largement connue et sur laquelle aucun musulman n’a d’excuse pour ne pas la connaître, comme nier quelque chose qui est obligatoire, rendre obligatoire ce qui n'est pas obligatoire, ou rendre quelque chose de haram, halal. Ou rendre quelque chose de halal, haram; ou croire certaines choses sur Allah, Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam) et Son Livre desquels ils sont au-dessus, que ce soit un déni ou une affirmation - parce que cela signifie ne croire au Qur'an et au message avec lequel Allah a envoyé à Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam).

Les exemples incluent la bid'a des Jahmiya, qui ont nié les attributs d'Allah; ou la notion que le Qur'an a été créé; ou la notion que certains des attributs d'Allah ont été créé; ou la bid'a des Qadariya qui ont nié la connaissance et les actions d'Allah; ou la bid'a des Mujassima qui ont assimilé Allah à Sa création ... etc.

La deuxième catégorie, la bid'a qui ne constitue pas kufr, est définie comme celle qui n'implique pas de rejet du Qur'an ou de quelque chose avec lequel Allah a envoyé à Ses Messagers.

Les exemples incluent les bida’ des Marwani (qui ont été dénoncées par les plus grands compagnons qui ne les ont pas approuvés, bien qu'ils ne les aient pas déclaré kafir ou aient refusé de leur faire allégeance cause de cela), comme le retardement de certaines des prières jusqu'à la fin des temps dus, faire la khutba du ‘Id avant la prière ‘Id, faire la khutba assis le vendredi, etc.

[ Ma'arij Al-Qubul, 2/503-504]

 

Question : Quelle est le jugement sur celui qui commet une bid'a, est-il un kafir (mécréant) ou non ?

: Quelle est le jugement sur celui qui commet une , est-il un (mécréant) ou non ?

Réponse : La réponse est que cela dépend.

: La réponse est que cela dépend.

Si la bid'a constitue un kufr, la personne est un des deux types suivants :

1. Si on sait que son intention est de détruire les bases de l’islam et en faire douter les musulmans. Une telle personne est certainement un kafir; en effet, il est étranger à l’islam et est un des ennemis de la foi.

2. Ou il est trompé et confus; il ne peut pas être accusé d’être un kafir avant que la preuve ne soit établie contre lui, en toute équité.

Si la bid'a ne constitue pas kufr, il ne doit pas être accusé d’être un kafir. Plutôt, il reste musulman, mais il a commis une mauvaise action grave.

Question : Comment traitons-nous avec ceux qui commettent une bid'a ?

: Comment traitons-nous avec ceux qui commettent une ?

Réponse : Dans les deux cas, nous devons appeler ces gens - qui prétendent être musulmans, mais qui commettent des bida’ qui peuvent constituer un kufr ou moins que cela- à la vérité, en expliquant la vérité sans être hostile ou en condamnant ce qu'ils font. Mais une fois que nous savons qu'ils sont trop arrogants pour accepter la vérité - Allah dit :

: Dans les deux cas, nous devons appeler ces gens - qui prétendent être musulmans, mais qui commettent des qui peuvent constituer un ou moins que cela- à la vérité, en expliquant la vérité sans être hostile ou en condamnant ce qu'ils font. Mais une fois que nous savons qu'ils sont trop arrogants pour accepter la vérité - Allah dit :

" N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors d’Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance " [sourate Al-An'am :108]

[sourate Al-An'am :108]

Si nous découvrons qu'ils sont têtus et arrogants, nous devons dévoiler leur mensonge, parce qu'alors l'indication de leur mensonge devient une obligation sur nous.

En ce qui concerne le fait de s’éloigner d'eux, cela dépend de la bid'a. Si c'est une bid'a qui constitue un kufr, il est obligatoire de s’éloigner de cette personne. Si elle a d'un degré moindre que cela, il est essentiel d'examiner la situation plus loin. Si quelque chose peut être fait en s’éloignant de la personne, nous le faisons; si aucun but ne sera servi par cela, ou qu’il sera seulement plus désobéissant et arrogant, nous devons éviter de le faire, parce que tout ce qui ne sert aucun but, il est meilleur de ne pas le faire.

Et aussi, en principe, il est haram de s’éloigner d’un croyant, parce que le prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

" Il n'est pas permis à un homme d’abandonner [de ne pas parler à] son frère pour plus de trois [jours] "

 

Source : Adapté de Majmu' Fatawa Ibn 'Uthaymin, vol. 2, p. 293 

Par Faysal Abou Soumaya Sirine Talha - Publié dans : minhajsahih
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Mercredi 1 mars 2006
Shaykh Muqbil ibn Hâdî Al-Wâdi’î


Question :

Lorsque quelqu’un apprend la science, il veut transmettre cette science aux gens, mais comment doit se faire la da’wah saine aux gens. Certains disent qu’il faut commencer par les appeler à la prière, d’autres disent qu’il faut se faire aimer et apprécier d’eux en les laissant dans leurs péchés pour ensuite leur expliquer sans pour autant leur parler da la croyance (‘aqîdah) et d’autres choses de l’islam. Si cela est une erreur et que la vérité est d’apprendre aux gens la croyance, alors qu’elle est la meilleure voie pour leur apprendre la croyance ?

Réponse :

La réponse a été donné dans le hadith rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, d’après Ibn ‘Abbas le Prophète a dit à Mu’âdh lorsqu’il l’a envoyé au Yémen : « Tu vas aller chez un peuple des gens du Livre, que la première chose à laquelle tu les appelles soit l’attestation qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, s’ils te répondent en cela, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq prières de jour et de nuit, s’ils te répondent en cela, informe-les qu’Allah leur a rendue obligatoire une aumône prise de le leur riche et redistribuée à leurs pauvres, et prends garde à leurs biens, et crains l’invocation de l’opprimé car il n’y a aucun voile entre elle et Allah ». C’est par cela qu’il convient de commencer, et c’est la croyance, mais il n’y a pas de mal à être affectueux et se faire aimer des gens, mais il doit le faire à travers la vérité.

S’il voient qu’ils s’enfuient devant cela et qu’ils ne peut les rectifier, je lui conseille de commencer par l’enseignement du Qur’ân, et en enseignant le Qur’ân, il peut parler de certains versets, et s’ils voient qu’il y a du profit en lui ils accepteront ce qu’il dit. S’ils se détourent, qu’ils commencent par le Qur’ân, car le Qur’ân n’est que tawhîd (unicité) comme l’a dit Ibn ul-Qayyim, le Qur’ân est tawhîd, informations sur ce qu’Allah a préparé pour les monothéistes comme secours dans ce monde et bienfaits dans l’au-delà, ou des informations sur ce qu’Allah a fait de ceux de ceux qui ont refusé le tawhîd, ou une législation pour les monothéistes. C’est pour cela que le Qur’ân n’est que tawhîd, et lorsque le Prophète a envoyé Mus’ab ibn ‘Umayr à Médine, il a commencé par le Qur’ân, et avec l’aide d’Allah les choses sont devenues plus faciles.
Ensuite, il ne faut pas espérer que tous les gens vont répondre à l’appel, et le Prophète dit : « Le Paradis est entouré de contraintes et l’Enfer est entouré de désirs » et toi tu te mets entre les gens et bon nombre de leurs désirs. Ce qui compte surtout c’est de patienter, et s’il patiente Allah dit : « Si vous patientez et que vous craignez, cela fait partie des résolutions fermes ». Il doit patienter dans l’enseignement, sur le mal qu’on lui fait et sur tout ce qui lui arrive. Allah a éprouvé les savants par les ignorants, et il a éprouvé les ignorants par les savants, et Il dit : « Et Nous avons fait de certains d’entre vous une épreuve pour d’autres afin de voir si vous patientez ». Il est donc nécessaire de patienter dans l’apprentissage, sur le mal, la fatigue, la faim et le dépouillement si vraiment il est préoccupé par la situation des musulmans.

Il n’y a rien de meilleur à cette époque pour l’islam et les musulmans que l’apprentissage, car c’est lorsque les gens se sont détournés de l’apprentissage qu’ils ont suivi n’importe qui. On pend le savant et on dit :
« c’est un criminel destructeur », car les masses sont ignorantes, ils ont été dominés par les médias, c’est pour cela qu’il faut patienter et espérer la récompense d’Allah. Et « Si Allah guide à travers toi ne serait-ce qu’une seule personne, cela est meilleur pour toi qu’une chamelle rousse ». Si tu patientes dans l’apprentissage des enfants des musulmans, tu en verras les résultats inshâ Allah, tout ce qu’ils feront de bien, tu en recevras la récompense. Muslim rapporte que le Prophète a dit : « Celui qui appelle vers la guidée aura la même récompense que tous ceux qui la pratiquent, sans enlever quoi que ce soit de leur récompense, et celui qui appelle vers l’égarement aura le même châtiment que tous ceux qui la pratiquent, sans enlever quoi que ce soit de leur châtiment. ».

La da’wah est le degré des prophètes : « Ö prophète ! Nous t’avons envoyé en tant que témoin, annonciateur, avertisseur et prêcheur vers Allah par sa permission et comme un flambeau lumineux », l’appel vers Allah est la fonction des prophètes : « Appelle au sentier de ton Seigneur avec sagesse et bonne exhortation ». De la même manière que nous devons prier, accomplir le pèlerinage et nous conduire comme le prophète , d’après son ordre : « Priez comme vous m’avez vu prier » ou « Prenez de moi vos rites », de même pour la da’wah, nous devons appeler comme l’a fait le prophète . En cela, nous ne choisissons pas les choses au point de d’autoriser aux gens la télévision, le rasage de la barbe, l’exhibition (se dévoiler), les banques usuraires afin qu’ils nous suivent « Tu n’as (Muhammad) aucune part dans l’Ordre (d’Allah) ». Et Allah dit à Son prophète : « Il se peut que tu négliges une partie de ce qui t’est révélé, et que ta poitrine s’en sente serrée » et Il dit : « Ô Messager, transmets ce qui t’est révélé de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, tu n’aurais pas transmis Son message. Allah te protégera des gens » et Il dit : « Ce n’est pas à toi de les guider, mais c’est Allah qui guide qui Il veut » et Il dit : « Reste sur la vie droite comme on te l’a ordonné » et Il dit : « Et restez sur cette voie droite vers Lui (Allah) ».

Plus grand encore, l’avertissement sévère pour celui qui se détourne et choisit dans la religion d’Allah : « Si Nous voulons, Nous pouvons certes faire disparaître ce que Nous t’avons révélé; et tu n’y trouverais par la suite aucun défenseur contre Nous » « Et si Nous ne t’avions pas raffermi, tu aurais bien failli t’incliner quelque peu vers eux. Alors, Nous t’aurions certes fait goûter le double [supplice] de la vie et le double [supplice] de la mort; et ensuite tu n’aurais pas trouvé de secoureur contre Nous » et Il dit « Nous ne t’avons pas envoyé comme gardien, tu n’es chargé que de transmettre [le message] » et Il dit « Rappelle, car tu n’es là que pour rappeler, et tu n’es pas un dominateur sur eux ». Et ceux qui choisissent dans la religion d’Allah en subiront l’affront devant tous, hier il nous disait : il n’y a pas de mal à raser sa barbe et aujourd’hui il dit : c’est illicite ; hier il nous disait : on peut regarder la télévision et aujourd’hui il dit c’est illicite, ainsi ils perdent tout crédit, et c’est auprès d’Allah que nous cherchons l’aide. Ce que je veux dire par l’apprentissage, c’est l’ apprentissage dans les mosquées des sciences religieuses, pas l’enseignement dans les écoles mixtes et les universités, et nous avons dit que les musulmans s’étaient détournés de l’apprentissage du Qur’ân, de la sunna et de la science religieuse. Et sur cette question, il y a des globalités et des spécificités.

Question :

Si Allah accorde à quelqu’un d’étudier les sciences religieuses et qu’ensuite il revient dans son pays, comment doit-il commencer sa da’wah ?

Réponse :

Le Prophète a dit à Abû Mûsâ Al-Ash’ârî et Mu’âdh ibn Jabal :
« Annoncez la bonne nouvelle et ne faites pas fuir, facilitez et ne rendez pas difficile, unissez-vous et ne divergez pas », il dit aussi : « Vous n’avez été envoyé que pour faciliter, pas pour rendre difficile »
(Al-Bukhârî et Muslim). Et le Prophète a dit : « Cette religion est facile ». Je veux de toi que tu sois intelligent, s’ils te disent : les wahabites ne font pas de rappel d’Allah et empêchent les gens de le faire, et ils le diront si tu dis aux soufis : n’aboyez pas comme des chiens ou ne brayez pas comme des ânes (car ils ont des formules de dhikr innovée remplies de polythéisme et d’innovations), je veux que tu fasses un sermon sur les vertus du rappel légal. Ils disent aussi : les wahabites ne prient pas sur le Prophète , alors je veux de toi que tu fasses un sermon sur les vertus de la prière sur le Prophète . Ils disent : les wahabites n’aiment pas la famille du Prophète , alors je veux de toi que tu fasses un sermon sur les vertus de la famille du Prophète . Ils disent que les wahabites travaillent pour le gouvernement, je veux alors que tu montres clairement ta da’wah, que tu n’appelles que vers le Livre d’Allah et la sunna de Son Prophète . C’est de cette manière que tu vas améliorer la situation, afin qu’on ne t’attribue pas des choses dont tu est innocent. Si tu fais cela, tu les frapperas avec un fouet.

Un jour le frère Muhammad Jumaydah a rencontré le responsable de la police à Sa’dah et celui-ci lui a dit : « Je vais provoquer des heurts entre Muqbil et les habitants de Sa’dah, car ce sont des chiites ». Le frère Muhammad lui a répondu : « Tu ne le pourras pas ». Regardez (le comportement de ce policier), au contraire le responsable doit être comme un père : miséricordieux, soucieux du bien être des gens, alors que ce traître veut monter les gens les uns contre les autres. Si tu as des enfants et que l’un d’entre eux fait des erreurs, vas-tu dire : je vais les monter les uns contre les autres afin d’avoir la paix ?! La louange est à Allah, nous avons beaucoup de sermons sur les vertus de la famille du Prophète .

Ne sois pas l’instrument d’untel ou d’untel et si tu vois qu’ils veulent t’utiliser contre les frères musulmans alors prend un peu de recul et garde le silence, tu resteras dans le bien, si tu te tais et ne t’occupes que de la science bénéfique tu seras dans le bien, et si tu avertis contre le faux et ses gens, tu seras dans le bien. Commence par enseigner le Coran et quelques courts hadiths aux enfants, comme : « Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’enseigne », ou « Celui qui rompt son serment n’est pas des nôtres » ou « Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier qu’il dise du bien ou qu’il se taise » ou « Jibrîl n’a cessé de me rappeler le bon comportement avec le voisin, au point que j’ai cru qu’il allait avoir une part d’héritage » ou « Le fort n’est pas le plus fort dans le combat, mais le fort est celui qui domine sa colère ». Il faut leur apprendre ces hadiths qui restent gravés dans la mémoire, ou d’autres hadiths comme ce qu’a dit le prophète à ‘Alî ibn Aî tâlib : « Ne laisse pas une tombe surélevée sans la niveler et ne laisse pas une image sans la déchirer ». Tu ne sais pas, avec l’aide d’Allah il se peut que tu éduques un groupe qui te suivra doucement, et je te conseille d’aller doucement. Si tu vois que tes ennemis se mettent en colère, alors attends un peu, car leur colère est comme l’eau qui déborde, mais toi ta da’wah continuera.

Après quelques temps passés parmi eux, sans que nous le sachions, notre compagnon a rasé sa barbe, il fume et s’est décomposé : « Qu’est-ce que tu as ? » il dit : « par Allah, ils ne m’ont pas répondu, j’ai parlé avec eux, ils m’ont suivi mais n’ont pas accepté ». Il t’est obligatoire de patienter : « Ö vous les croyants ! Patientez et enjoignez-vous la patience, luttez constamment et craignez Allah afin que vous réussissiez ». Ainsi, il se peut que tu arrives dans un assise et qu’on te dise : « Bienvenue, quel est ton avis sur Mu’awiyah ? » Ce qu’ils veulent c’est te faire perdre ton temps, et ils ont des sujets bien plus grave encore que de critiquer Mu’awiyah : se frotter de la terre des morts, insulter le compagnons… Ou alors ils te demandent : quel est ton avis sur le qat (drogue très répandue au Yémen) ? Afin de te faire perdre ton temps à savoir si cela est licite ou illicite. Toi, si tu parles, tu dois le faire dans les sujets qui sont profitables, clairs comme le fait de se frotter sur la terre des morts ou de les invoquer, l’alliance avec les musulmans et le désaveu des mécréants. Je te conseille d’aller doucement, le Prophète est resté 13 ans à la Mecque et deux ans à Médine avant qu’on le lui permette de jihad « On a permis à ceux qui sont attaqués de se défendre, car ils ont subit une injustice et Allah est certes capable de les secourir ». Ne dis donc pas : si je patiente sur ce point cela sera une défaite pour la da’wah. Non, je veux que tu attendes et attendes, n’engage pas la da’wah dans le combat, ne suis pas tes passions car ce sont peut être elles qui veulent gagner. »

Ghâratul-Ashritah 2/378

Question :

Vous avez dit que nous devions appeler comme l’a fait le Prophète mais shaikh Al-Albânî dit : il est possible d’innover (yajtahid) dans la da’wah tant que cela n’est pas contraire au Qur’ân et à la sunna ?

Réponse :

Oui, cela peut être permis, mais le mieux est de suivre le messager d’Allah . Lorsque je dis que nous ne choisissions pas (mufawidhûn) je veux dire que nous ne rendons pas licite une chose qu’Allah a interdit sous prétexte d’un bienfait pour la da’wah, et nous n’innovons pas dans la religion sous prétexte d’un bienfait pour la da’wah, nous ne laissions pas une obligation sous prétexte d’un bienfait pour la da’wah. Et si on trouve quelque chose de permis, alors cela est permis. Par exemple si tu vois qu’entre deux choses (licites) les gens en fuient une, tu dois pratiquer celle qui ne fait pas fuir les gens, par exemple : la prière avec les chaussures est recommandée et elle est meilleure que de ne pas prier avec les chaussures, mais si cela fait fuir les gens, il ne faut pas que tu pries avec tes chaussures. Et l’aide est auprès d’Allah.

Ghâratul-Ashritah 2/434-437

[C’est une grossière erreur que shaykh Salih Al-Shaikh a également signalée : celle de beaucoup de frères qui veulent toujours en faire plus ou faire autrement pour montrer leur attachement à la sunna, mais en faisant cela ils font fuir les gens. Le shaykh a donné l’exemple du fait de lever les mains en étant assis, il ne convient pas de le faire parmi des gens qui ne connaissent pas cette sunna. Shaykh muqbil parle également du fait de saluer en suivant l’imam dès le premier salut, puisqu’il y a un largesse sur cette question et qu’il est permis de saluer même après le deuxième, il faut faire comme font les gens. C’est une règle qui est très connue chez les savants (beaucoup moins chez les ignorants) qui consiste à laisser un acte recommandé pour unir les musulmans, de la même manière que le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) n’a pas reconstruit la Ka’bah sur sa taille réelle afin de préserver l’unité des musulmans.]

Question :

Si nous regardons autour de nous, nous voyons que la plupart de nos proches sont parmi les pervers car certains d’entre eux ne font pas la prière et ils disent : le moment du repentir n’est pas venu. Ce n’est pas par moquerie et ils pensent vraiment se repentir mais ils justifient cela par les difficultés de l’époque, les tentations et les désirs. Mais ils aiment ce qui s’accrochent (multazimûn) à la religion et ils les défendent, et lorsqu’on leur rappelle, ils se taisent mais ils ne mettent pas en pratique par faiblesse. Si la situation est ainsi, dois-je rompre les liens, alors que je sais qu’ils aiment et espèrent revenir vers Allah sans pour autant combattre leur âme. Et dois-je me voiler devant eux ?

Réponse :

La société est ainsi, l’aide est auprès d’Allah et nous Lui demandons qu’Il nous pardonne à tous ainsi qu’à eux. Il faut les conseiller et leur dire de ne pas regarder l’état de la société (pour justifier leurs fautes), car le Prophète a dit : « L’adoration en période de troubles est comme une émigration vers moi » (Muslim) et Allah dit : « ö vous les croyants, repentez-vous tous sincèrement à Allah ». Le musulman ne doit pas suivre cette société ignorante dans laquelle il vit, car cette une société ignorante qui ne juge pas par le Livre d’Allah et la sunna de Son Messager , ce qui ne veut pas dire qu’elle soit mécréante, sauf pour celui qui abandonne la prière car l’avis authentique des savants est qu’il est mécréant.

Mais faut-il rompre les liens avec eux ou non ? Ce que je te conseille c’est de les appeler à Allah et ne pas briser ces liens, car cela ne donnera probablement rien de bon. Mais si on sait qu’en rompant les liens ils reviendront vers Allah, alors il faut le faire. Au contraire, si on sait que cela ne vas faire qu’augmenter le refus, leur rejet et leur éloignement de la religion, alors il ne faut pas rompre les liens avec eux, et nous sommes à une époque où nous nous plaignons auprès d’Allah, et il nous faut nous accrocher au Qur’ân et à la sunna. Et nous sommes comme les Prophètes qui diront :
« Ma personne, ma personne, ma personne » (lors de l’intercession). L’individu doit donc se soucier d’aborde de lui-même et ensuite appeler à Allah dans la mesure de ses possibilités. Je ne dis pas qu’il doit se retirer, car il n’est pas permis de s’isoler de la société qui aime le bien, mais nous devons réunir entre l’isolement et la da’wah.

Comment faire ? Nous nous éloignons des mauvaises réunions et nous appelons à Allah car Allah nous l’a ordonné : « Qu’il y ait parmi vous un groupe qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable, et ce seront eux qui réussiront. ». Mais nous devons choisir les assises des pieux, ceux qui vont nous aider dans le bien, préservé de la tentation s’il s’agit d’une femme, car le Prophète a dit : « L’homme est sur la religion de son ami, regardez donc bien qui vous prenez comme ami », et il dit aussi comme il est rapporté dans Al-Bukhârî et Muslim « La bonne compagnie et la mauvaise compagnie sont semblables au parfumeur et au forgeron. Le parfumeur, soit il te réjouira, soit tu lui achèteras du parfum, soit tu profiteras de sa bonne odeur. Quant au forgeron, soit il brûle tes habits, soit tu subiras sa mauvaise odeur ». Je conseille à la femme pieuse de faire son possible pour être dans les assises des femmes pieuses, en cela sa foi, sa science et sa clairvoyance grandiront, de même pour les hommes. Il se peut que les mauvaises assises amènent l’individu en Enfer, et le secours est auprès d’Allah. Allah dit à propos des gens du paradis :

« Puis les uns se tourneront vers les autres s’interrogeant mutuellement. L’un d’eux dira : “J'avais un compagnon qui disait : “Es-tu vraiment de ceux qui croient ? Est-ce que lorsque nous mourrons et serons poussière et ossements, nous aurons à rendre des comptes ? ” Il dira : “Est-ce que vous voudriez regarder d’en haut ? ” Alors il regardera d’en haut et il le verra en Enfer, et dira : “Par Allah ! Tu as bien failli causer ma perte ! Et sans le bienfait de mon Seigneur, j'aurais certainement été du nombre de ceux qu’on traîne [au supplice] ».

C’est pourquoi nous devons rester dans les assises des pieux et nous éloigner des pervers et des semeurs de troubles. Quant à la question : doit-elle se voiler devant eux ? Non, elle n’a pas à se voiler devant eux s’ils sont parmi ses mahram (hommes qu’elle ne peut épouser), comme son frère, son fils… »

Ghâratul-Ashritah 2/473-474

Question :

Est-ce que tous les ikhwân et tablîgh sont ruinés (perdants, muflis).

Réponse :

Non, il y a parmi eux des jeunes qui sont bons et aiment la sunna, ils ne suivent les ikhwan que parce qu’ils croient qu’ils sont sur la vérité et qu’ils sont mieux guidés »

Ghâratul-Ashritah 2/379


Question :

Comment doit se comporter l’étudiant en science avec les individus des groupes dits islamiques comme al-ikhwân al-muslimîn ou jamâ’at tablîgh ?

Réponse :

Il agit avec eux en les appellant à Allah et ils sont ceux qui méritent le plus qu’on leur fasse da’wah car ils sont trompés et pensent que jama’at tablîgh ou al-ikwân sont sur le chemin droit. Je conseille tout frère a s’appliquer à montrer et exposer la vérité, car Allah dit : « Et dis-leur (seul à seul) des paroles convaincantes » et Il dit : « Il n’y a rien de bon dans la plus grande partie de leurs conversations secrètes, sauf si l’un d’eux ordonne l’aumône, le bien, ou la réconciliation entre les gens. Et quiconque le fait, cherchant l’agrément d’Allah, Nous lui accorderons une récompense énorme ». Il est important que tu te mélanges à eux et que tu les appelles à Allah, mais il faut faire attention que tu ne leur serves pas de vitrine face aux gens, ils te diront : nous voulons que tu fasses une conférence sur elle station (radio ou télé), mais en fait ils veulent dire aux gens : untel est avec nous, et grâce à toi ils vont attirer les jeunes, ou bien ils te diront : nous voulons que tu fasses une conférence dans telle mosquée. Mais si tu sais que tout ce qu’ils veulent c’est attirer les jeunes, alors n’y répond pas, tourne toi vers la science profitable, l’apprentissage, l’enseignement même s’il ne reste avec toi qu’un petit groupe de gens, et même s’il ne reste personne avec toi, apprends ce que tu peux du Qur’ân, de la sunna, de la langue arabe et des sciences.

Il y a une technique (de chasse) que beaucoup de prêcheurs ont utilisé contre les jeunes crédules, oui, je dis crédules même si je sais qu’ils n’apprécieront pas, mais qu’importe. Ce prêcheur se lève et dit : « jihad ! jihad ! Ô serviteurs d’Allah ! » Et ces pauvres jeunes qui détestent les lois du gouvernement, et nous les détestons tous, se lèvent et se regroupent autour de lui, et ils disent : « ça c’est un prêcheur véridique et sincère ». Et lui ne sait que parler en disant : tel gouverneur ceci, tel gouverneur cela. Ainsi ils ont écarté les jeunes de la science profitable, et nous nous poursuivons comme nous pouvons, nous continuons dans la recherche de la science, mais quant à faire du jihad un moyen de tromper les jeunes ou un moyen pour qu’ils se regroupent autour de nous, alors non. Un jeune de Muhawayt a dit : Les ikhwâns viennent un soir et disent : jihad ! jihad ! Et nous nous levons au matin comme des kamikazes et le lendemain ils nous font une pièce de théâtre qui dissout toute cette fougue… »


Question :

Est-il obligatoire d’avertir les jeunes qui ne penchent pas vers ces groupes contre les jeunes qui penchent vers eux ?

Réponse :

Il faut avertir contre la da’wah des ikhwân et de tablîgh, mais les jeunes qui pensent que jama’at tablîgh est sur la vérité, tu dois les appeler et leur apprendre, même si tu dois mettre de côté cette question et ce jusqu’à ce qu’ils sachent et qu’ils apprennent, ainsi ils le laisseront d’eux-mêmes. De même pour les jeunes qui ne savent pas ce qu’est vraiment jama’at al-ikhwân. Si tu peux leur apprendre le Livre d’Allah et la sunna du Messager , cela est une bonne chose. Mais si ces groupes voient que tu n’es pas sincère avec eux, ils retireront leurs enfants de ton entourage, et cela arrive, comme l’a dit Sa’îd Hawâ (une têtes des ikhwâns) dans certains de ses livres : Il faut éloigner nos enfants des savants qui combattent notre da’wah jusqu’à ce qu’ils restent seuls…

Ghâratul-Ashritah 2/88-90

Remarque : Des frères nous ont signalé que certains prenaient les fatawas que nous avons traduits sur Al-Hajr ou sur les relations avec les groupes égarés pour dire qu’il était permis de se mélanger sans compter à eux. Cela est faux et est loin de ce que les savants ont dit. Nous publions ces fatawas pour montrer clairement qu’il y a une différence entre la da’wah des ikhwân et un frère qui peut pencher vers ce groupe. Ce n’est pas parce qu’il penche vers eux qu’il est le Diable ou qu’il faille le regarder de travers ou ne pas lui passer le salam. Tous les membres des groupes ne sont pas mauvais, la preuve beaucoup en sont revenus et Allah dit : « Ainsi étiez-vous, puis Allah vous accordé Son bienfait ». Et dans la majorité des cas, cela tourne aux conflit de personnes nous n’avons pas suivi la voie dans la da’wah que le shaykh a exposé. Qui s’est assis pour enseigner le Qur’ân et la sunna (encore faut-il l’avoir appris) ? Qui a patienté ? Qui a parlé en secret et avec douceur à son frère, à sa s½ur ?

C’est volontairement que nous avons beaucoup cité shaykh Muqbil dans nos derniers articles, surtout parce que beaucoup pensent que le shaykh était dur et que c’est cela la voie à suivre, ainsi ils mentent sur lui. Pourquoi ? Car ils ont (le plus souvent) seulement entendu parler de shaykh Muqbil et de ses mises en garde contre les groupes, et si cela fait partie de sa da’wah, elle ne se limite pas à ça, au contraire ! C’est en raison de sa grande science et de l’effet de sa da’wah qui continue jusqu’à aujourd’hui et dont beaucoup ont pu voir les fruits de leurs yeux, que ce soit à Dammaj ou ailleurs. Celui qui lit les livres de shaykh Muqbil, écoute ses cassettes, interroge ses étudiants ou même les gens, verra que c’est avant tout la grande science et la sagesse qui sont remarquées chez lui. Et c’est par ces deux armes, qui sont les armes des prophètes, que la da’wah du shaykh s’est propagée. Il faut savoir que lorsque shaykh Muqbil est revenu au Yémen, à Dammaj il n’y avait rien, pas de centre, pas de jama’ah, seulement un petit village yéménite. Mais le shaykh n’est pas arrivé les mains vides, son bagage : des années de science prise auprès des savants au cours de ses nombreux voyages, et à force de patience, de sagesse, La da’wah de shaykh Muqbil s’est propagée au Yémen, puis partout dans le monde. Et lorsqu’on l’interroge sur les causes de ce succès il répond :

« Ce que je crois c’est que c’est une chose qu’Allah a voulu et qu’il a prédestiné, et cela n’est pas dû à ma science, mon courage ou ma clairvoyance dans la da’wah. Parfois je peux me quereller, et Allah a quand même fait que les gens m’ont aimé et ce bienfait ne vient que d’Allah, cela ressemble à sa parole : « Et lorsque tu lançais (une poignée de terre), ce n’est pas toi qui lançais : mais c’est Allah qui lançait » Allah sait que je n’ai pas pris Dammaj comme une base pour propager la da’wah, mais je suis venu là pour me cacher, nous avons voulu une chose et Allah a voulu son contraire…

Il n’y a pas une calamité qui soit arrivée sans que ce soit en fait un bien pour la da’wah. Et la plupart venaient de responsables (de groupes et partis) qui se plaignaient en disant : « Qui tuera Al-Wâdi’î afin que nous puissions être en paix ! » Masâkîn ! Que vous a fait Al-Wâdi’î si ce n’est qu’il met sa main droite su sa main gauche dans la prière, qu’il lève ses mains pour le takbîr. Al-Wâdi’î ne rend pas licite votre sang, vos biens, votre honneur, il ne fait que rester dans sa mosquée et enseigne le Qur’ân et la sunna, car il a vu que ces écoles ne donnaient pas de savants, alors il est resté dans sa mosquée pour enseigner le Qur’ân et la sunna…

Ce sont eux (le ennemis de la da’wah) qui ont répandu la sunna, et si nous pouvions les remercier nous le ferions. (Comment ?) En voulant cacher la vérité ils disent : wahabites ! wahabites ! Quelqu’un vient alors pour voir qui sont ces wahabites et ils les trouvent en train d’étudier Ryâdh As-Sâlihîn, Sahîh Al-Bukhârî, d’appendre le Qur’ân, d’accomplir la prière à son heure, chacun s’occupant de soi-même et pas des on-dit. Cet homme leur dit alors : par Allah c’est cela la religion de la vérité et combien de gens sont venus ici (pour voir) et ont été guidés à la vérité… »

Ghâratul-Ashritah 1/214-216

Voilà la da’wah de shaykh Mubqil, la da'wah d'Ahl Sunna "Ceux qui sont plus plus savants des gens et les plus miséricordieux envers les créatures" : science, sagesse, patience.

Traduit par les salafis de l’Est

source:http://www.salafs.com/modules/news/...p?storyid=10091
Par Faysal Abou Soumaya Sirine Talha - Publié dans : minhajsahih
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Mercredi 1 mars 2006
[La Croyance en Allah le Très-Haut][1]

Notre foi consiste en la croyance en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jour Dernier et au destin bon ou mauvais.

Donc, nous croyons à la Rububîya[2] d’Allah ; c’est-à-dire qu’il est le Seigneur-Maître, le Créateur, le Souverain qui régit toutes choses.
Nous croyons à Son Uluhîya , c’est-à-dire qu’Il est la seule divinité digne d’adoration, et que tout objet d’adoration en dehors de Lui n’est que fausseté.
Nous croyons en Ses noms et attributs, c’est-à-dire qu’Il possède les plus beaux noms et les attributs parfaits de la grandeur.

Nous croyons en Son unicité dans tout ce qui a été cité ; c’est-à-dire qu’Il n’a pas d’associé ni dans Sa Rububîya, ni dans son Uluhîya, ni dans Ses noms et attributs.


Allah le Très-Haut a dit :

رَّبُّ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَمَا بَيْنَهُمَا فَاعْبُدْهُ وَاصْطَبِرْ لِعِبَادَتِهِ هَلْ تَعْلَمُ لَهُ سَمِيّاً


« Il est le Seigneur-Maître des cieux et de la terre et de ce qu’il y a entre eux. Adore-Le et aie de l’endurance dans Son adoration. Lui connais-tu un semblable ? » [3]


Nous croyons qu’Il est ...

اللَّهُ لاَ إِلَـَهَ إِلاَّ هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ لاَ تَأْخُذُهُ سِنَةٌ وَلاَ نَوْمٌ لَّهُ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَمَا فِي الأَرْضِ مَن ذَا الَّذِي يَشْفَعُ عِنْدَهُ إِلاَّ بِإِذْنِهِ يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ وَلاَ يُحِيطُونَ بِشَيْءٍ مِّنْ عِلْمِهِ إِلاَّ بِمَا شَآءَ وَسِعَ كُرْسِيُّهُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضَ وَلاَ يَؤُودُهُ حِفْظُهُمَا وَهُوَ الْعَلِيُّ الْعَظِيمُ

... « Allah ! Nulle divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même. Ni somnolence ni sommeil ne Le prennent. A Lui appartient tout ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur futur et leur passé. Et de Sa science, ils ne cernent que ce qu’Il veut. Son Trône déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très-Haut, le Très- Grand. » [4]


Nous croyons que...

هُوَ اللَّهُ الَّذِي لاَ إِلَـَهَ إِلاَّ هُوَ عَالِمُ الْغَيْبِ وَالشَّهَادَةِ هُوَ الرَّحْمَـَنُ الرَّحِيمُ _ هُوَ اللَّهُ الَّذِي لاَ إِلَـَهَ إِلاَّ هُوَ الْمَلِكُ الْقُدُّوسُ السَّلاَمُ الْمُؤْمِنُ الْمُهَيْمِنُ الْعَزِيزُ الْجَبَّارُ الْمُتَكَبِّرُ سُبْحَانَ اللَّهِ عَمَّا يُشْرِكُون_ هُوَ اللَّهُ الْخَالِقُ الْبَارِىءُ الْمُصَوِّرُ لَهُ الأَسْمَآءُ الْحُسْنَىَ يُسَبِّحُ لَهُ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَهُوَ الْعَزِيزُ الْحَكِيمُ

« C’est Lui Allah. Nulle divinité autre que Lui, le Connaisseur de l’invisible tout comme du visible. C’est Lui le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux * C’est Lui Allah, nulle divinité autre que Lui, le Souverain, le Pur, l’Apaisant, le Rassurant, le Prédominant, le Tout-Puissant, le Contraignant, l’Orgueilleux. Gloire à Allah, Il transcende ce qu’ils Lui associent * C’est Lui Allah, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre Le glorifie. Et c’est Lui le Puissant et le Sage. » [5]


Nous croyons qu’à Lui appartient la royauté des cieux et de la terre.

لِلَّهِ مُلْكُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ يَخْلُقُ مَا يَشَآءُ يَهَبُ لِمَن يَشَآءُ إِنَاثاً وَيَهَبُ لِمَن

يَشَآءُ الذُّكُورَ _ أَوْ يُزَوِّجُهُمْ ذُكْرَاناً وَإِنَاثاً وَيَجْعَلُ مَن يَشَآءُ عَقِيماً إِنَّهُ عَلِيمٌ قَدِيرٌ


« A Allah appartient la royauté des cieux et de la terre. Il crée ce qu’Il veut. Il fait don de filles à qui Il veut et don de garçons à qui Il veut * Ou bien Il les donne en paire garçons et filles et Il rend stérile qui Il veut. Il est certes Omniscient et Omnipotent. » [6]


[1]. Les titres entre crochets sont du traducteur.
[2]. La Rububîya : le pouvoir de créer, de pourvoir à la subsistance des créatures, de donner la vie et la mort, de régir l’univers... Tout cela doit être attribué à Allah Seul, et il faut croire qu’Il n’a en cela aucun associé.
[3]. Maryam, v. 65 : nous utilisions en règle générale la traduction du sens des versets de l’édition du Complexe du Roi Fahd (Médine). Celle-ci propose à tort le mot « homonyme » (qui porte le même nom) comme traduction du sens سمياً)); nous avons donc fait exception et proposons en remplacement « semblable ». Voir Ibn Kathîr, Tafsîr Al-Qur’ân Al-’Adhîm : 3/177.
[4]. La Vache, v. 255.
[5]. L’Exode, v. 22-24.
[6]. La Consultation, v. 49, 50.


voici les livres bénefiques en plusieurs langues également en français source : http://www.ibnothaimeen.com/all/eBook-i.shtml
Par Faysal Abou Soumaya Sirine Talha - Publié dans : minhajsahih
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Mercredi 1 mars 2006
[... Je n'ai pas cité la chaîne de transmission, car c'est assez long] Ibn Mas'ûd a dit : "Instruisez-vous, instruisez-vous. [Lorsque] vous aurez appris, [alors] mettez [votre savoir] en pratique." Dans une autre version du hadîth d'Ibn Al-Mundhir : "Instruisez-vous..." seulement une seule fois.

Athar n° 10.
Degré d'authenticité : Mawqûf hasan.


[...] Abû Hurayrah a dit : "Une science sans la moindre pratique est comparable à un trésor (kanz) dont rien n'est dépensé dans la Voie d'Allâh 'azza wa djalla."

Athar n°12.
Degré d'authenticité : Mawqûf lâ ba- sa bihi.


[...] Abû Dardâ- a dit : "[Tu ne peut être un savant tant] que tu n'as pas été instruit et tu ne peut être de par [ta] science [considéré comme quelqu'un d'] instruit jusqu'à ce que tu mettes en pratique cette dernière."

Athar n°17.


[...] Sahl Ibn 'Abdi-l-lâh a dit : "La connaissance toute entière, c'est le bas-monde et l'Au-delà, c'est sa mise en pratique."

Athar n° 20.


[...] Sahl Ibn 'Abdi-l-lâh At-Tastarî a dit : "Tous les gens sont ivres sauf les 'ulamâ- et tous les 'ulamâ- hiyârâ* sauf celui qui met en pratique son savoir." * Je n'est pas réussi à traduire ce mot. En arabe : حيارى

Athar n°21.



[...] Yûsuf Ibn Husayn a dit : "En ce bas-monde, [il s'y trouve] deux excès (tughyânân) : L'éxcès [dans] la science [et] l'excès dans les biens. Ce qui te protègera (évitera, délivrera) de l'excès [dans] la science, [c'est] l'adoration (al-'ibâdah). Et ce qui te protègera de l'excès [dans] les biens, [c'est] l'ascétisme (az-zuhd)."

Athar n°26.


[...] Yûsuf a dit : "De par [ton] comportement (la bonne éducation.../al-adab) tu comprendras la science, de par [ta] science, [tes] actes seront conformes [aux Textes], de par [tes] actions, tu obtiendras (tanâlu : Du verbe nâla : Obtenir) la sagesse (al-hikmah), de par [ta] sagesse, tu comprendras l'ascétisme (az-zuhd) et tu le trouveras convenable (accepteras.../tuwaffaqu lahu). Par l'ascétisme, tu délaisseras ce bas-monde et par [ton] délaissement de ce bas-monde tu auras de l'envie pour l'Au-delà, et par cette envie (désir, souhait) de l'Au-delà, tu obtiendras l'agrément d'Allâh 'azza wa djalla."

Athar n°27.


[...] Abâ 'Abdi-l-lâh Ar-Rawdhabârî a dit : "Celui qui sort pour [acquérir] la science et la désire (en note il est écrit : C'est-à-dire : Sans mise en pratique), cela ne lui sera d'aucune utilité (ne lui profitera pas). Quant à celui qui sort pour [acquérir] la science et désire la pratique de cette dernière, cela lui profitera [même avec] peu de connaissance."

Athar n°29.


[...] Abâ 'Abdi-l-lâh Ar-Rawdhabârî a dit : "Le savoir (science, connaissance/al-'ilm) est suspendue (arrêté/mawqûf) [tant qu'il n'y a pas de mise en] pratique (al-'amal), et la pratique est suspendue [tant qu'elle se trouve dépourvue de toute] sincérité (ikhlâs), et de la sincérité il en hérite (yûrithu) la [bonne] compréhension (al-fahm) d'Allâh 'azza wa djalla."

Athar n°30.



[...] Matr a dit : "La meilleure science, est celle qui est utile (profitable, avantageuse). Et Allâh accorde une science avantageuse [qu']à celui qui l'a apprise et mise en pratique. Elle ne peut être profitable pour celui qui l'a apprise et la délaissée."

Athar n°34.




[...] Djubayb Ibn 'Ubayda-R-Rahbî a dit : "Apprenez la science, mémorisez-la (wâ'qilûhu) et profitez-en et n'apprenez pas afin de vous embellir (par la science) (litadjammalû bihi) car il est sur le point de se produire si vous vivez lontemps que la science [devienne pour vous] un embellissement de la même façon que l'homme s'embellit par ses vêtements."

[...] Fudayl Ibn 'Iyyâd a dit : "La science demeurera ignorance jusqu'à ce que la [personne] mette en pratique ce qu'elle a acquise. Lorsqu'elle aura mis cela en pratique, elle sera alors savante."

Athar n°43.



[...] Al-Fudayl a dit : "Il est voulu (demandé) pour [tout] savoir, sa mise en pratique et le savoir [n'est autre que] l'évidence (la preuve) de la pratique."

Athar n°44.



[...] Al-Fudayl a dit : "Au gens de s'instruire [!] Une fois connaisseur, la mise en pratique s'impose."

Athar n°45.



[...] 'Abda-l-lâh Ibn Al-Mu'taz a dit : "Une science sans la moindre partique est comparable à un arbre dépourvue de [ses] fruits."

Athar n°46.



Et dit également : "La science de l'hypocrite est [seulement] dans ses paroles (sans la pratique) alors que la science du croyant [se manifeste] dans ses oeuvres."

Athar n°47.


[...] D'après Abû Hurayrah : "Le Messager d'Allâh a dit : "Ô Communauté, je ne crains pas pour vous ce dont vous ignorez (ne savez pas) mais soyez attentif à ce que vous pratiquez de ce que vous connaissez."

Hadîth n°49.



[...] Abî Dardâ- a dit : "Le serviteur au Jour de la Résurrection, sera interrogé : " Qu'as-tu donc pratiqué de ce que tu savais ?"

Athar n°51.



[...] Abî Dardâ- a dit également : "Je crains [qu'au jour du Jugement], la première chose que mon Seigneur me demande est : Tu as [certes] su, qu'as-tu pratiqué tandis que tu savais ?".

Athar n°53.
Degré d'authenticité : Mawqûf hasan Al-Isnad.



[...] Abû Dardâ- a dit également : "Ce que je crains [le plus] pour moi même est que l'on me dise [au Jour dernier] : "Ô 'Uwaymir (son surnom), as-tu su (une science) ?" Je répondrai : Oui. Et on me rétorquera : "Qu'as-tu pratiqué tandis qu tu savais ?".


Athar n°54.


[...] Abû Dardâ- a dit également : "Je ne crains pas qu'on me dise [au Jour des Comptes] : "Ô 'Uwaymir qu'as-tu appris ?" Mais plutôt je crains qu'on me dise : "Ô 'Umayr, qu'as-tu pratique tandis que tu savais ?".

Athar n°55.

[...] Al-Hasan a dit : [Allâh a dit :] (Et au cou de chaque homme, Nous avons attaché "TA IRAHU"...) [al-isrâ- 17/13]. Il dit : [Il s'agit] de son oeuvre."

Athar n°57.



[...] Bichr Ibn Al-Hârith a dit : "La science est une beauté (qqc de jolie, bon, excellent...) pour celui qui la met en pratique. Et celui qui ne la met pas en pratique quel mal !".


Athar n°59.


[...] 'Abda-l-lâh Ibn Idrîs a dit : "Ô Abâ 'Ubayd ce qui te passe (t'échappe) dans le savoir [fais en sorte] que cela n'arrive pas dans [ta] pratique."

Athar n°62.



[...] Abî Barzah : "Le Messager d'Allâh a dit : "Celui qui enseigne le bien aux gens tout en oubliant sa propre personne est comparable, à une fataylah qui éclair les gens en se brûlant (consumant) elle-même."


Hadîth n°71.


[...] Djâbir a dit : "Un groupe de gens du Paradis apparaîtront (pour savoir ce qu'il en est) sur un groupe des gens de l'Enfer et ils [leur] diront : "Comment êtes-vous donc entrés en Enfer alors que nous même sommes entrer au Paradis [par l'acquisition et la mise en pratique] de votre science ?" Ils répondront : "Nous vous commandions [de faire telle et telle chose] mais nous ne l'appliquions pas [à nous même] ."

Hadîth n°72.



[...] Usâmah Ibn Zayd a dit : "Le Messager d'Allâh a dit : "On ferra venir un homme au jour de la Résurrection. Il sera jeté au Feu [de l'Enfer]. Il lui sera arraché (avec force) ses boyaux (tripes...) et il lui sera dit : "N'ordonnai-tu pas le bien et interdisai (réprimandai) le mal (blâmable) ?" Il répondra : "Je vous ordonnais le bien sans le mettre en pratique et je vous interdisais le réprimable alors que je m'y adonnais." "

Par Faysal Abou Soumaya Sirine Talha - Publié dans : minhajsahih
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Mercredi 1 mars 2006
…Tout ce qui brille n’est pas de l’or…
De nos jours tout ce qui est édité au sujet de l’Islam n’est pas forcément à lire et tout ce qui est dit n’est pas forcément à écouter, comme tout ce qui est entendu n’a pas, de surcroît, à être pratiqué. Et ce, pour la simple raison que tous ceux qui parlent au nom de la science et de la chari’a ne sont pas forcément des ‘Oulama(savants).

Quel est donc la différence entre un ‘Alim, un cheikh ou un Imam ?

Il est ici important de définir la vraie compréhension quant à celui que l’on dénomme ‘Alim. Ceci est de vigueur du fait que beaucoup de gens ignorent que les rangs des savants sont occupés par ceux qui n’en sont pas, et de là est issue la confusion dans les bancs de la science dont nous goûtons aujourd’hui l’amertume.

En effet les musulmans en général ou les Talib el ‘Ilm (étudiants en science islamique), en particulier, pensent que toute personne qui a édité un livre ou fait un prône ou une conférence est par conséquent un savant !

Or ceux qui méritent ce titre sont peu nombreux de nos jours, et ce car pour être considéré ‘Alim il faut correspondre à certains critères qui ne peuvent s’appliquer à tous ceux qui se prétendent l’être :
- Le ‘Alim n’est pas obligatoirement celui qui est éloquent dans ses prônes et ses conférences ;
- Le ‘Alim n’est pas obligatoirement celui qui a écrit un livre ou édité un manuscrit.

Malheureusement, prendre uniquement ces arguments comme baromètre, pour faire d’un individu un savant est ce qui est encré dans l’esprit des jeunes et des gens en général. al Hafid ibn Rajeb al Hanbali dit à ce sujet :
« Nous avons été éprouvés par l’ignorance des gens, qui croient que celui qui s’exprime énormément parmi les derniers, est plus savant que les prédécesseurs ; Certains pensent même qu’un individu est plus savant que tous les prédécesseurs parmi les Sahabas et ceux qui vinrent après, de par la largesse et l’éloquence de ses discours[…]et beaucoup des derniers (dernières générations) furent éprouvés ainsi, et croient que celui qui polémique énormément, épilogue et débat sur des questions religieuses est plus savant que celui qui n’en fait pas autant.
. »

Et ceci décrit le temps d’ibn Rajab, que dirait-il alors s’il avait vu les professeurs de notre époque qui submergent les cassettes et les livres de leurs paroles, avec lesquelles les gens se laissent duper, d’autant plus que leurs cassettes paraissent régulièrement toutes les semaines, et leurs livres tous les mois, et que par conséquent les gens pensent que ce sont des ‘Ulémas ?!

Et ibn Rajab a dit :
« Il faut être convaincu que celui qui s’étale dans ses propos en matière de science n’est pas plus savant que celui qui n’en fait pas autant. »[1]
C’est à dire que le fait de beaucoup parler n’est pas un critère pour être considéré comme savant.

Parmi les choses à prendre en considération pour faire la différence entre tous ceux qui sont appelés ‘Uléma, il y a l’âge. Prendre la science des grands (plus âgés), doit être une condition dans l’apprentissage, notamment à notre époque. En effet le plus âgé a acquit la science, parachevé sa raison, et s’est éloigné de l’impact des passions ect…

Et ibn Mas’oud dit à ce sujet :
« Les gens ne cesseront d’être dans le bien tant qu’ils prendront la science des plus âgés parmi eux, dignes de confiance et doués de science ; lorsqu’ils la prendront des moins âgés et des plus mauvais, ils seront perdus ».

El Khatib El Baghdadi rapporte au sujet de ibn Katiba qui fut interrogé sur ce Athar[2] et dit :
« Ibn Mas’oud entendait par-là que les gens ne cesseraient d’être dans le bien tant que leurs savants seraient des personnes âgées, et non des nouveaux (jeunes)
»

Puis il ajouta à cette explication :
« En effet celui qui est âgé n’a plus cette jouissance du jeune, cet emportement, cette précipitation, ces excès de folie et il a acquis l’expérience et la compétence, alors aucune ambiguïté n’entre plus dans ses connaissances, et les passions ne le vaincront pas, et il ne sera pas dupé par la convoitise et chaytan ne le détournera pas comme il le ferait avec un jeune. De plus avec l’âge, il a obtenu la noblesse, le respect et il inspire la crainte. Alors que celui qui est jeune peut être touché par ces choses, dont le plus âgé est préservé ; et s’il en est touché et qu’il émet des réponses dans des cas religieux (Fatwas) il conduira les autres ainsi que lui-même à la perdition »

La chair des savants est empoisonnée !

Allah a dit :

Traduction relative et approchée : "Ô vous qui avez cru ! Évitez de trop conjecturer [sur autrui] car une partie des conjectures est péché. Et n’espionnez pas ; et ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ?(Non !) Vous en aurez horreur. Et craignez Allah. Car Allah est Grand accueillant au repentir, Très Miséricordieux" S49 V12

En effet, médire d’un musulman reviendrait à manger sa chair. Alors que dire s’il s'agit d’un savant ? Les conséquences seront d’autant plus grandes que la chair des savants est empoisonnée !

Allah a dit dans un Hadith Qoudoussi :
« Celui qui fait preuve d’hostilité envers un de Mes amis Je lui déclare la guerre … »

El Khatib el Baghdadi rapporte que l’imam ach Chafi’i et l’imam abou Hanifa disaient :
« Si les amis d’Allah ne sont pas les savants alors Allah n’a pas d’ami »

Tout comme le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) disait :
" Ne fait pas parti de nous, celui qui n’honore pas les plus âgés parmi nous, n’est pas miséricordieux envers nos jeunes et ne reconnaît pas les droits des savants "[3] .

Ainsi l’amour porté aux savants est une forme d’adoration vouée à Allah. En effet ‘Ali ibn abi Taleb disait dans les célèbres conseils qu’il donna à Koumail ben Zaïd :
« … Et l’amour des savants est un culte par lequel on adore Allah »

Ibn El Qayim disait en commentant les paroles de ’Ali :
« …Car la science est l’héritage des prophètes, et les savants sont leurs héritiers, donc l’amour de la science et des savants est une preuve d’amour de l’héritage des prophètes, et par conséquent détester les savants revient à détester l’héritage des prophètes et leurs heritiers […] Allah est Savant et aime tout savant, et il n’accorde Sa science qu’a celui qu’Il aime, alors celui qui aime la science et les gens de science a effectivement aimé ce qu’Allah a aimé et ceci fait parti du culte d’Allah »[4].

L’imam abou Ja’far at Tahawi[5] a dit :
« …Et les savants Salefs parmi les prédécesseurs (les Sahabas) et ceux qui vinrent après parmi les Tabi’ines, les gens du Athar et du Khabar[6], ne doivent être traités que de la meilleure façon et celui qui les évoque en mal n’est pas sur la bonne voie »

Cheikh el Islam Mouhammed ibn ‘AbdelWahhab a dit :
« Ne peut détester les gens du Hadith et médire sur eux que celui qui fait partie des innovateurs, des menteurs et des pervers » .

Le retour aux savants !

De qui donc alors devons-nous prendre la science ? Cheikh el Fawzan répond :
« Les savants dont il faut puiser la science sont ceux qui ont concilié la science authentique, la croyance authentique, et les œuvres pieuses. Il ne faut donc pas prendre la science des insensés même s’ils ont étudié, ni de ceux qui se sont égarés dans la croyance par l’association ou encore par le Ta’til[7], tout comme il ne faut pas puiser sa science chez les innovateurs même s’ils sont considérés comme savants par certains. ».

En somme on pourrait classifier ces gens en trois catégories :
- les gens de la science bénéfique et des bonnes œuvres,
- les gens de science mais qui ne pratiquent pas,
- les gens qui pratiquent sans aucune science.

Et Allah a évoqué ces trois catégories à la fin de sourate el Fatiha :

Traduction relative et approchée : "Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés." S1 V7

- Allah décrit alors la première catégorie comme étant comblée de Ses bienfaits,
- la deuxième comme ayant encourue la colère d’Allah,
- la troisième catégorie comme étant égarée ;

Les deux dernières catégories citées précédemment reflètent parfaitement les groupes égarés d’aujourd’hui, quand bien même ils s’apparenteraient à l’Islam. Aujourd’hui les savants se comptent sur les doigts de la main parmi eux citons : Cheikh al Albani, Cheikh ibn Baz, Cheikh Fawzan, Cheikh ‘Outhaymin…

Suivre la vérité et non les hommes 

 Le seul homme qu’il incombe de suivre en tout et pour tout est le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui), l’infaillible, qui ne parle pas sous l’effet de la passion. Allah a dit à son sujet :

Traduction relative et approchée : "...Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; Ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée" S53 V3-4

En effet aucun autre homme, même le plus savant, n’est exempt d’erreur. Le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit:
« Tous les fils d‘Adam se trompent et les meilleurs d‘entre eux sont ceux qui se repentent"[8]

La position à adopter est alors la suivante : Prendre leurs dires lorsqu’ils sont conformes aux textes : C’est à dire le Coran, la Sounnah, tels qu’ils furent compris par nos prédécesseurs vertueux et rejeter leurs dires lorsqu’ils vont à leur encontre. En effet il faut privilégier la Sounnah authentique du Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) sur l’avis de quiconque, quel que soit son niveau.

L’imam Ahmad disait à ce sujet :
« Ne me suivez pas en tout et pour tout (on appelle cela «et-Taqlid »), ni même Malek ou ech Chafi'i ou eth Thawri, mais apprenez comme nous avons appris !» [9]

Ainsi ‘Ali ibn abi Taleb disait :
« Tu ne reconnaîtras pas la vérité par les hommes (c’est-à-dire en suivant un homme en particulier), mais sache la vérité et tu reconnaîtras les hommes qui suivent la vériré (la vérité c’est la preuve du Coran de la Sounnah et de l’ensemble des compagnons)(la vérité c’est la preuve du Coran de la Sounnah et de l’ensemble des compagnons)».

L’imam ech-Chafi’i disait :
« Il n’est pas permis à celui qui prononce des décrets religieux de se baser sur mes propos tant qu’il ne sait pas d’où je les ai puisés » (c’est-à-dire de vérifier la conformité de ses propos avec la Sounnah authentique) (c’est-à-dire de vérifier la conformité de ses propos avec la Sounnah authentique)".

Et tous les savants sont unanimes pour dire :
« Lorsqu’un texte authentique contredit nos paroles, alors délaissez nos paroles et pratiquez les textes ».

Pourquoi alors, certains s’obstinent-ils encore à suivre aveuglement des savants ou bien une école en prétendant que cela est une obligation ?!

Je tiens tout de même à ajouter que si les savants ne sont pas à l’abri de l’erreur, il n’en reste pas moins que se sont ceux qui craignent le plus Allah, et ceux qui conseillent le mieux la communauté et le fait qu’ils puissent revenir sur leurs propres propos est un signe d’honnêteté qui est tout à leur honneur.

Un jour el Hassan ibn Zyad fut interrogé sur un sujet et la réponse qu’il donna était fausse ; Malheureusement il ne se rappelait plus qui l’avait interrogé, alors il engagea une personne pour dire à haute voix parmi les gens : « Hassan ibn Zyad fut interrogé tel et tel jour sur une question et il s’est trompé, alors que celui qui l’a questionné aille le voir !». Ainsi pendant plusieurs jours, il s’est abstenu de faire des Fatwas aux gens jusqu’à ce qu’il retrouva celui qui l’avait interrogé et l’informa qu’il s’était trompé et lui donna la bonne réponse[10]

De toute façon ils resteront récompensés pour leurs efforts ! Le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : « Quand le juge prononce un décret et qu’il a fait un effort personnel et qu’il répond correctement, il sera rétribué deux fois, mais s’il fait preuve d’effort et qu’il se trompe, il sera quand même rétribué une fois »[11]

[1] Extrait du livre d’ibn Rajab : Le mérite de la science des Salefs (prédécesseurs) face à celles des khalefs (ceux qui sont venus après) (p.38-40)
[2]
  Le Athar est une information accréditée à un compagnon ou un Tabi’i, sauf s’il est précisé : « Dans un Athar d’après le Prophète (Paix et  bénédiction d'Allah sur lui )..  » alors ici il s’agira d’un hadith.

3] Rapporté par l’imam Ahmad dans son Mousned, ainsi que son fils ‘Abdallah et el Hakem.
[4] Extrait du livre de ibn el Qayim, Miftah Dar es Sa’ada.
[5] L‘imam at Tahawi est le célèbre auteur de al Aquida Tahawiya que nous vous recommandons vivement d’étudier !
[6] Le Khabar désigne ce qui est accrédité au Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui ) . Il peut avoir un sens plus large et englober ce qui est accrédité à un autre que lui.
[7] C’est le fait de nier ou rejeter une information contenue dans le Coran ou la Sounnah

 

[8] Rapporté par Ahmad, ibn Majah et Tirmidhi. Sa chaîne de transmission est authentique.
[9] Rapporté par Saleh fils de l’imam Ahmad, cité dans les Fatawa de ibn Taymiya et dans I’lam el Mouaki’in de ibn el Qayim
[10] Extrait de el Faqih wa el Moutafaqih de El Khatib el Baghdadi.
[11] Rapporté par el Boukhari et Mouslim.

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Mercredi 1 mars 2006
 Le Minhaj as Salafi repose sur le Coran et la Sounnah authentique. C’est la religion de l’Islam pure, libérée de tout ajout, diminution ou altération. C’est adhérer à la voie du Messager (Paix et bénédiction d'Allah sur lui)et des vrais croyants, les pieux prédécesseurs (As-Salaf us-Salih).

As-Salaf est un terme général se référant aux pieux prédécesseurs de l’Islam et à tous ceux qui suivent leurs pas dans leur croyance, actes et morale. Allah  a dit :

Traduction relative et approchée :  "Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons dans l’enfer. Et quelle mauvaise destination."  S4V115

Cheikh al Islam ibn Taymiya (Qu’Allah Lui fasse miséricorde) commente ce verset : « Tous ceux qui contredisent et s’opposent au Messager (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) , après que le droit chemin leur ait été clairement indiqué, et qui ont suivi un autre chemin que celui des croyants, et tous ceux qui suivent une autre voie que celle des croyants, contredisent et s’opposent au Messager (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) . Si certains pensent que c’est une erreur de suivre la voie des croyants fidèles, alors c’est comme s’ils pensaient que c’est une erreur de suivre le Messager (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) ».

Qui sont les Salafi ?

La description de « Salafi » s’applique à toute personne qui se cramponne vraiment aux Salafs. Ce n’est pas l’attachement à une personne singulière ou à un groupe de personnes, c’est l’attachement à une voie qui ne se détournera jamais du chemin du Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) , de ses compagnons et de ceux qui les suivent vraiment. De plus la Salafia ne repose pas sur le fait de suivre un Cheikh en particulier ou un imam, c’est une adhésion au Coran et à la Sounnah authentique comme l’ont compris et pratiqués l’ensemble des pieux prédécesseurs (as-Salaf us-Salih). Le véritable Salafi met en valeur le TAWHID qui est le fait de vouer tous nos actes d’adoration à Allah exclusivement : dans l’invocation, dans la demande du secours, dans l’appel au refuge dans la facilité et la difficulté, dans l’immolation, dans le serment, dans la crainte, dans l’espoir, dans la confiance totale en Lui ...

Le véritable Salafi cherche activement à réprouver le CHIRK (polythéisme) par tous les moyens. Il sait que la victoire est impossible sans le Tawhid et que le Chirk ne peut se combattre par lui même (c’est-à-dire : ce n’est pas avec une forme de Chirk que l’on peut combattre le Chirk). Le véritable Salafi adhère à la Sounnah du Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) et de ses compagnons après lui.  

Le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : « Cramponnez vous à ma Sounnah et à la Sounnah des califes biens guidés après moi. Mordez-y à pleine dent et méfiez vous des choses forgées car toute chose forgée est une innovation, et toute innovation est un égarement, et toute égarement est dans le feu »

A chaque fois qu’il y a une divergence d’opinion, le véritable Salafi s’en remet à Allah et à Son Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui), en conformité avec le verset :

Traduction relative et approchée :  "Ô les croyants ! Obéissez à Allah et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au jour dernier. Ce sera bien mieux et d’interprétation meilleure"   S4V59

Il donne la prédominance à la parole d’Allah et de Son Messager sur toute opinion autre que celle-ci, en conformité avec le verset :

Traduction relative et approchée :  "Ô vous qui avez cru ! Ne devancez pas Allah et Son Messager (dans vos initiatives et vos décisions ) et craignez Allah. Allah est Audient et Omniscient " S49 V1

Le véritable Salafi fait revivre la Sounnah du Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui)  dans son adoration et dans son comportement, ce qui fait de lui un étranger parmi les gens comme le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : 
« l’Islam a commencé étranger, et il redeviendra étranger comme il a été auparavant, et « Touba » pour ces étrangers ».

Et dans une autre version : « Touba pour ceux qui purifient et corrigent ce que les gens ont corrompu de ma Sounnah. »

Le véritable Salafi ordonne le convenable et interdit le blâmable. Il met en garde contre le Chirk, l’innovation, les chemins imprudents (qui manquent de preuves) et contre la déviation en désapprouvant les groupes. Allah a dit : 

Traduction relative et approchée :  "Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce sont eux qui réussiront."  S3V104 

Mais avant tout, le véritable Salafi les étudie d’abord, comme a dit l’imam el Boukhari :
« La science précède  la parole et l’action. »

Traduction relative et approchée :  "Sache donc qu’en vérité, il n’y a point de divinité [qui mérite l’adoration] à part Allah, et implore le pardon pour tes péchés" S47 V19

 Le véritable Salafi recherche constamment la satisfaction d’Allah, avec un repentir sincère en se remémorant Allah abondamment et il court vers les bonnes actions, dans le but de purifier son âme, il s’efforce donc de suivre

Par Faysal Abou Soumaya Sirine Talha - Publié dans : minhajsahih
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